Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.
Je me demande, au vu de tout ce qui s'écrit ces derniers temps si l'on ne se dirige pas vers une Fiesta Brava à deux vitesses.
D'un coté la corrida "light" que célèbrent les défenseurs, connus et inconnus, de l'indulto de type dacquois, c'est à dire du toro qui doit d'abord et surtout "servir" (comme un outil...) et de l'autre, la corrida "brute", c'est à dire, avec du bétail allant de l'exigeant au franchement sauvage.
Cette dualité a toujours existé. Mais je crains que l'on se dirige vers une disproportion beaucoup plus accentuée au dépends de la seconde catégorie.
Je reste très étonné que, dans le désir de bien marquer son camp, des deux cotés, on verse parfois dans la confusion. On peut fort bien avoir être transporté par la qualité de la faena (c'est le ressenti des témoignages des "happy few" qui y étaient...) de Jose Tomas à Barcelone sans pour autant approuver un indulto qui, au vu des compte-rendus, paraît bien plus discutable.
Le jour béni où un toro prendra trois piques avec bravoure et classe et qu'il permettra une faena de la même qualité que celle donnée dans la capitale catalane, que donnera-t-on comme récompense ? L'indulto plus une statue du toro concerné devant les arènes ? J'ai l'impression, ces derniers temps, que le bon sens et la mesure désertent quelque peu les tendidos et les callejons...