Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.
Le palmarès des Clubs Taurins Ricard a consacré les corridas d’ESCOLAR GIL lidiée à VIC et celle de la QUINTA à la Madeleine.
Pour avoir assisté à ces deux tardes, je souscris totalement à ce choix et je me dis que j’ai eu de la chance d’y être. Deux après-midi où les toros se comportèrent tels que, pour ma part, je considère qu’ils doivent être.
A savoir des adversaires de respect, tant au moral qu’au physique, de ceux qui maintiennent l’intérêt en piste car leur comportement permet au torero de triompher mais exige qu’il possède l’envie et le courage. Il s’agit d’un véritable combat, pas d’un aimable ballet avec un « boyante » : un genre d’animal aussi désarmant de naïveté que la frange du public, manipulée, fait verser dans les délires que l’on sait.
On pourrait en sourire si l’on ne voyait se dessiner une forme de schisme dans l’aficion entre deux clans qui accentuent leurs différences jusqu’aux outrances, parfois jusqu’à la caricature. Ce qui ne permettra pas un débat serein et raisonné et ne présage rien de bon.