Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.
Rion-des-Landes, 19 novembre 2006, Fiesta Campera. Environ deux tiers d'arène. Entrée générale : 20 € .

Il faisait entre 14° à 10.30H et 12° à 13 H à l'issue du spectacle. La pluie persistante, allait de la légère à la battante, transformant la piste en cour de ferme chalossaise en saison hivernale et frigorifiant tous les acteurs. Et pourtant, nous ne nous sommes jamais ennuyés durant les deux heures et demie d'un spectacle où le plaisir parut partagé en communion entre la piste et les gradins .
Un becerro pour TOMASITO (Salut au centre) ; un novillo de SANTA FE MARTON pour André VIARD (Deux oreilles) ; un toro de SANCHEZ ARJONA pour Juan BAUTISTA (Deux oreilles et la queue) ; un novillo d'ESCUDERO pour Julien LESCARRET (Une oreille) ; un novillo de SANTA FE MARTON pour Medhi SAVALLI (Deux oreilles et la queue, vuelta posthume pour le novillo) ; un novillo des Frères JALABERT pour EL SANTO (Deux oreilles) et un novillo de MEYNADIER pour Joselito ADAME (Deux oreilles).
A noter que les trophées étaient décernés aux toreros par leurs pairs et que personne n'eut le mauvais goût de les trouver trop généreux.
En avant-première, le frêle TOMASITO, de l'école taurine d'Arles fit front face à un becerro au gabarit d'eral. L'animal possédait une noblesse violente qui entraina trois volteretas qui ne découragèrent pas le gamin. De bonnes séries à gauche et cette volonté nous laissent espérer dans ce débutant.
Un joli novillo mobile et noble et voici André VIARD " a gusto" à la cape, puis à la muleta. Confiant, relâché, trop même, le matador est sèchement (façon de parler... après par la "cogida" ) rappelé à l'ordre par le SANTA FE MARTON. Mais il reprend ses esprits pour poursuivre et conclure la faena de manière élégante et autoritaire.

Juan BAUTISTA s'est joué avec une tranquille assurance d'un très joli toro de SANCHEZ ARJONA mansote mais noble. Faena reposée, templée, Jean-Baptiste a toréé avec classe, confirmant son excellente saison.

Impression moins favorable pour Julien LESCARRET devant un novillo d'ESCUDERO qui se montre assez peu commode et violent de charge. De bonnes choses à gauche mais une fin plutôt laborieuse laissent torero et public dans un certain doute.

Medhi SAVALLI, face à un SANTA FE MARTON insatiable, avait décidé de tout faire : toréer, piquer et banderiller. Et il fit tout avec enthousiasme, plutôt bien d'ailleurs, avec cette capacité de transmission au public qu'il posséde de manière innée.

EL SANTO a bataillé avec mérite face à un novillo des Frères JALABERT incommode chargeant à mi-hauteur et se retournant comme un chat. Une très bonne épée.

Joselito ADAME, transi et trempé depuis deux heures, confirme face à un MEYNADIER, avec maîtrise et élégance depuis la cape jusqu'à l'épée en passant par les banderilles et la muleta ce que l'on pense de lui, à savoir qu'il s'agit d'un véritable espoir .

En conclusion, un très agréable point final à la temporada .


