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Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.

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La meilleure stratégie ?

Extrait de l’article « El Castillo y un caballo de Troya » paru dans le Mundotoro du 10.1.07.

On y traite de l’attitude trop pusillanime du monde taurin contre les attaques dont il est victime. A noter qu’il se rapporte aussi à un sondage réalisé en Espagne sur la tauromachie d’où il ressort 46% des personnes interrogées se déclaraient pour le maintien de la mise à mort des toros dans la corrida,  43% contre. Le résultat le plus inquiétant du sondage étant que 80% des jeunes indiquaient être «  totalement indifférents à la corrida »…

Le château et le Cheval de Troie

 

Voici le début d’une année de bataille politique. Ce peut être très positif. Ce peut l’être toujours quand nous sommes capables de remettre le sujet tauromachique dans le débat social, légal et économique.

 

Les trois bases de n’importe quel débat politique qui se respecte. A ce jour, les interventions des intèressés ont fait de la Fiesta de toros le spectacle légal le plus persécuté de l’histoire démocratique. Si le milieu taurin est capable, dans un premier temps de reprendre l’initiative et, dans un deuxième temps, de le ramener sur le véritable terrain de la politique, l’année 2007 pourrait être une année favorable.

 

Le pire dans un débat consiste à abandonner à l’autre l’initiative de l’action au terrain qu’il choisit. Or ce sont les politiques qui ont installé la « problématique » du toréo où ils le voulaient. De ce fait, ils l’ont situé sur leur terrain favori, celui des supposées « valeurs morales » occidentales.

 

En réponse, le secteur taurin adopte une attitude défensive dans l’enceinte de son château, cherchant à se défendre contre une brèche que pourraient créer ses adversaires. Il s’agit là d’une attitude inconsciente de sa propre force,laissant  bêtement sa cavalerie à l’intérieur des murailles, craignant de charger au galop, d’établir une stratégie, de combattre à découvert, là où justement, l’ennemi présente de grandes faiblesses.

 

Cette attitude défensive du toréo, contraire à l’attitude politique est bien étrange. Nous savons que la bataille à découvert ( sur les aspects légaux, sociaux et économique ) est indispensable, contre les politiques pratiquant la stratégie du siége du château.

 

Cela ne nécessite pas de bataille puisque, historiquement, toutes les forteresses furent vaincues en les affamant, fin indigne et méprisable. Le siége consiste, dans ce cas, à envoyer des messages contradictoires sur les intérêts de la tauromachie, en sorte de provoquer un trouble moral dans l’opinion publique. Cette opinion publique que le monde politique influence à sa guise, grâce aux médias et aux leaders d’opinion.

 

Or la société espagnole n’est pas à ce point hostile à la tauromachie comme tentent de le faire croire certains. Pourtant, il existe, très médiatisée, une morale occidentale des droits des animaux, qui occupe le terrain de la morale et de l’éthique, qui devrait s’imposer entre les être humains. Il s’agit là d’une perversion de notre système mais nous la subissons. Et dans ce domaine, le discours moral du politique contre le toreo fait des adeptes, car notre insensibilité envers les êtres humains a été remplacée par de la sensiblerie par rapport au traitement envers les animaux. Que faut-il faire ? Simplement reprendre l’initiative et déplacer le débat sur la tauromachie du terrain politique au domaine économique, à celui de l’adhésion sociale et à celui de son caractère légal.

 

Quoi faire encore ? Sortir du château et se battre à découvert avec une stratégie définie. Le toréo doit investir beaucoup d’argent, c’est indispensable, pour créer une organisation pour établir un discours politique offensif, et non défensif, sur la base de ses revendications légitimes, et non sur ses supposées faiblesses. Il faut sortir du débat moral, la supercherie historique contre la tauromachie. Il convient de rappeler que ce spectacle a évolué, comme la société, pour supprimer des éléments de brutalité que les publics des différentes époques n’admettaient plus. Peut-on en supprimer d’autres ? Non, car se serait signifier le début de la fin de ce rite.

  

 

Nous assistons de temps en temps à des sorties héroïques depuis la forteresse, avec des escarmouches de notre cavalerie qui prend position sur les assiègants. Mais, en même temps, nous rencontrons un Cheval de Troie ( Barcelone) qui renforce notre stratégie.  Sur ce plan, la bataille au large est perdue. A ce jour, la classe politique ne possède pas d’arguments légaux contre le toréo : consultons les meilleurs juristes pour combattre à visage découvert : le monde politique ne détient pas une base sociale suffisante pour mette fin à un fait de tradition culturelle et de richesse culturelle. Consultons les meilleurs gestionnaires de l’image et de la tradition : on ne saurait trouver des arguments contre les 1.500 millions d’euros que, au bas mot, rapporte annuellement ce secteur. Voilà notre cavalerie.

 

La société possède une capacité de rébellion et la conscience de son identité parce que la classe politique s’est chargée  de gérer les années de démocratie après les affrontements. Le domaine de la morale moderniste est le plus mauvais terrain de combat pour le toreo. Il s’agit d’un terrain où le toreo est instrumentalisè comme arme politique pour des intérêts de parti , de nationalismes et autres régionalismes.

 

 

De plus, la globalisation consiste dans la mise en coupe réglée de tous les pays sous les règles politiques et sociales anglo-saxonnes. Contre tout cela, il faut passer à l’action. Investir, agir, se renforcer et créer une stratégie d’action radicalement différente, car il n’y a rien d’héroïque à défendre un château de cartes.

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C
Encore une bonne initiative Bronco. L’attitude offensive est bien sûr la meilleure des stratégies mais le problème c’est qu’il y a dans nos rangs des individus qui nient les menaces (ou font semblent de les ignorer) et d’autres qui s’en foutent royalement. Pendant que nous tardons à nous organiser, la pensée antispeciste progresse sournoisement en Occident, les antis recrutent des porte-voix à Bruxelles et dans les médias, et des élus instrumentalisent la corrida à des fins politiques...
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