Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.
Cette édition du Bolsin 2008 aura été marquée par l’âpreté du bétail de MERCEDES PEREZ TABERNERO, avec en sus de leurs complications, des gabarits très respectables. Le niveau de cette opposition mit en valeur les qualités des finalistes.
Le jury avait, et on ne saurait critiquer cette décision de bon sens, décidé de qualifier cinq jeunes tant il eut parut cruel d’en éliminer deux. Le temps était nuageux mais plus agréable que la veille et les petites arènes bien garnies d’un public qu’on eut cru composé de jurés.
Il fallut d’ailleurs patienter un peu pour le paseo, les guichets absorbant à grand peine les demandes. Entrée générale : 16 €.
David MORENO (Morata de Tajuña) qui cite à la muleta comme le faisait César Rincon, se montrera plein d’aguante, bon technicien, améliorant la corne gauche d’un adversaire plein de piquant et de complication. Il termine par un trois-quarts d’épée très en arrière et basse. Malgré ce final, la prestation de ce garçon me paraissait mériter au moins un salut en lieu et place de ce silence injuste.
José Miguel VALIENTES (Albacete) m’a paru le moins convaincant des finalistes. Décontenancé par les charges désordonnées d’un colorado gaillard, il eut du mal à le canaliser et dut se résoudre à le toréer dans sa querencia des planches. Trois pinchazos et une entière basse. Un avis et un salut au tiers indulgent.
Thomas DUFAU (Le Frêche) a tiré le plus mauvais lot, un animal compliqué, chargeant à mi-hauteur, empoisonnant pour le torero mais sans transmission. Refusant de démarrer aux cites, il ne permettra qu’une bonne paire de banderilles du torero. Quant à la faena, elle fut aussi méritoire que laborieuse du fait du peu de classe de l’adversaire. Une entière portée avec décision permet au public de donner libre cours à sa fibre locale. Oreille.
N’ayant pas attendu la réception, j’ignore à cette heure le nom du vainqueur. J’imagine que ce sera ESCRIBANO j’aurais pour ma part voté pour BLANCO.