Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.
6 toros de LA QUINTA
Pour
EL FUNDI (Sifflets et Silence)
EL JULI (Salut au tiers et Deux oreilles)
Juan BAUTISTA (Silence et Salut au tiers)
_____________
JULI « uber alles »
Au dessus de tous. La capacité de résoudre les problèmes posés par un taureau, et la facilité sidérante pour le faire, tout cela fait du JULI un torero à part. Et je ne vois pas, à l’heure actuelle, un autre matador possédant une telle maîtrise. C’est la leçon à tirer d’une corrida qu’il sauva d’une médiocrité qui lui paraissait promise du fait de la décevante prestation du lot de LA QUINTA.
D’une présentation correcte dans l’ensemble pour ce qui était des armures, le lot était joli de robes, juste de gabarit pour la moitié, parfois faibles et avec une mansedumbre générale cachée par une mobilité qui permit plus ou moins aux toreros de s’exprimer en fonction de leurs capacités et état de forme.
Le FUNDI a donné l’impression de ne pas être vraiment remis de son accident, s’efforça mais demeura sans confiance face à ses deux adversaires, incommodes il est vrai. Juan BAUTISTA fut plutôt bien, manqua le succès pour des détails, mais démontra les qualités réelles de son toreo. Quant au JULI, on l’a dit, il fut magistral et donna une leçon de volonté, de professionnalisme et d’enthousiasme en résolvant les problèmes d’un manso compliqué pour le soumettre d’abord puis pour bâtir une faena de qualité ensuite.
On reviendra en détail sur tout cela…