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Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.

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Les vrais « patas blancas » ?

Vendredi 5 août 2005, Arènes de Vic-Fezensac – temps trés agréable, presque une demi-aréne – 2h15

6 novillos de JUSTO NIETO

pour:

Juan Andrés GONZALEZ  (silence et silence)
Sebastian SANCHEZ MORA (silence et salut au tiers)
David MORA (oreille et oreille)

 

Un public partagé entre aficionados (froids et réservés) et locaux peu avertis, ces deux parties se retrouvant pour saluer le seul torero de la soirée, David MORA. Il y avait beaucoup de monde autour de son minibus à l'issue de cette novillada, beaucoup plus qu'à Pentecôte lorsque j'avais été le saluer (voir compte rendu : Enhorabuena torero !) mais peu importe, l'essentiel étant que ses mérites soient reconnus.


Les JUSTO NIETO étaient bien présentés, hormis le premier qu'on aurait pu prendre pour une coursière landaise. Mais après, des robes noires et blanches originales, des « calcetinas » blanches, des  « luceros » apportèrent de la variété. Des armures aigües et trés sérieuses et des gabarits assez imposants pour les deux derniers.


Au moral, variété là aussi : le premier, mobile et maniable ; le deuxième très codicioso avec coups de tête et charge à mi hauteur ; le troisième possédait de la mobilité et une bonne charge à droite, plus difficile et reservé à gauche, cornéant dans la muleta ; le quatrième passait bien à la cape, chargeait de manière un peu désordonnée à droite et s'avéra tardo et de voyage court à gauche ; le cinquième tres mobile, possédait une charge allègre à la cape, passait également bien à droite, accrochant à gauche  mais sans difficulté majeure ; le sixième avait de la classe avec une excellente corne droite, il passait aussi à gauche mais en se défendant un peu.


Au cheval, rien de transcendant , le lot montra là aussi plus de rouerie que de bravoure, certains tentant d'attaquer le cheval par l'avant (2 et 6), poussant  avec la tête  et sortant seul  1,3,4 et 5). A noter que le sixième ne fut quasiment pas piqué : attaquant le cheval par la gauche, il empêcha le picador d'agir, à la deuxième rencontre la pique cassa sur l'impact, ce qui donna un «  regaton » involontaire !


En conclusion, un lot de novillos collaborateur mais avec pas mal de genio, comme l'étaient les « Barcial » d'avant qu'ils ne deviennent les sucreries qu'on a pu voir derniérement. Il y avait des possibiltés de triompher pour peu que l'on veuille, que l'on sache et que l'on puisse. Un seul au cartel répondait  hier à ces critéres.

 


 

On peut s'inquiéter de voir le peu d'envie et de savoir des novilleros actuels. Sans réelle volonté de triompher, sans aucune personnalité torera, on a  envie de leur demander s'ils  possédent vraiment l'aficion !


Juan Andrès GONZALEZ : faena brouillonne et décousue au premier, tué d'une épée tombée. La même, en pire au quatrième, sans aucun dominio, avec un toreo mécanique sans la moindre étincelle. Homogène à l'épée : deux fois une épée verticale et en travers… Décourageant.


Sebastian SANCHEZ MORA : plus pénible que le précédent car… plus long ! Un véritable « pegapase » de la pire espèce ennuyant tout le monde jusqu'au novillo ! J'ai rarement vu un aussi piétre capeador. Désespérant.

David MORA : je maudissais le sort à propos d'Hagetmau, j'ai remercié le ciel hier d'avoir attribué à ce torero l'excellent sixième. Ce qui nous permit de voir une vraie faena, templée, rythmée, avec d'excellents derechazos bien conduits, des passes de pechos en faisant défiler le novillo sous l'épaule  et des naturelles guidées avec un poignet sûr . Une bonne estocade et une sûreté élégante au descabello pour une oreille amplement méritée.

A son troisième, une oreille tomba inexplicablement du palco alors que la pétition était ridiculement faible ?!  La faena avait manqué de relief du fait d'un novillo bien compliqué.


Outre cette décision peu pertinente, la présidence technique parût  plus encline à l'exactitude pour les novilleros (4 avis : 2e, 3e, 4e et 5e) que pour elle même puisqu'elle arriva au palco avec dix minutes de retard. A noter aussi que  le cinquième novillo ne reçut que deux banderilles sur le dos en quatre tentatives ! Rappelons, monsieur le Président que le réglement indique : «[…] au minimum quatre, au maximum six.» A remarquer : de bons tercios de banderilles au crédit des cuadrillas qui saluèrent au premier, troisième et sixième  !

Bronco

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