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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 19:56

SAMADET 4 Février 2007 : Public en hausse, PALLA en baisse.

 

 

Pour le spectacle du matin, brouillard à couper à la puntilla, 4°degrés dehors comme dedans avec des gradins d’un froid sépulcral qui incitaient plus les quatre cents personnes présentes à rester debout qu’à s’asseoir. Un peu de tout pour cette matinée gratuite avec la tienta de trois vaches, Olivier Riboulet assurant la pique, Thomas DUFAU et Mathieu GUILLON se partageant la tâche jusqu’à l’eral d’ALMA SERENA que Mathieu GUILLON sera chargé de tuer, avec décision. Auparavant, les deux avaient toréé avec de bons et de moins bons moments et parfois avec élégance surtout pour le dernier cité. Ajoutons qu'un rejoneador débutant intervint aussi.

 

                                          6 NOVILLOS D’ANTONIO PALLA

 

pour :

 

PEREZ MOTA ( Silence et Oreille)

 

Pepe MORAL ( Oreille et Silence)

 

EL SANTO (Salut au tiers et Oreille)

 

 

 

 

 

Dix degrés de plus à 15.30 H pour la novillada et des gradins pleins au 5/6ème. 2.15H de spectacle. Vu du troisième rang : 25€.

 

 

Les novillos d’Antonio PALLA se sont montrés en recul par rapport à leurs excellentes sorties des années précédentes. Présentation correcte, armures variées…Comportement divers aussi :

 

-Premier castaño à la sortie très vive, prend deux piques sans s’employer et parallèle au cheval ; mobile aux banderilles, noble mais très fade à la muleta.

 

-Deuxième colorado bizco plein de gaz ; une première pique dont il sort seul très rapidement, une seconde en restant à distance et donnant des coups de tête ; avisé aux palos, démarrant tard et allongeant le cou pour tenter de prendre le banderillero ; excellent à droite à la muleta, plus incommode à gauche et baissant de ton en fin de faena. Le plus encasté.

 

-Troisième : autre colorado plus léger mais mieux armé ; bonne charge en humiliant beaucoup à la cape, d’où une vuelta de campana ; une pique poussée mais en se tenant parallèle au cheval ; mobile aux banderilles ; très bon à droite à la muleta, plus réservé à gauche.

 

-Quatrième : Noir liston, armé playero ; bonne et longue charge à la cape, une pique fortement poussée et il recharge spontanément le cheval après avoir été sorti ; très combatif aux palos, poursuivant les banderilleros jusqu’aux barrières ; charge de rêve et inépuisable à la muleta, allant à mas, manquant d’un zeste de transmission cependant. Une vuelta ne m’aurait pas parue scandaleuse.

 

-Cinquième : colorado costaud, armure correcte ; fait semblant de prendre deux piques avec violence et mansedumbre et en sort flageolant ; andarin, chargeant à mi-hauteur et distrait durant la faena.

 

-Sixième : noir aux cornes très écartées d’un frontal frisé lui donnant une tête à faire de la publicité pour Buffalo Grill ; de l’allant à la cape ; mansote dans une seule pique dont il sort éteint ; désordonné, incommode et court dans des charges à mi-hauteur.

 

En somme, pas un mauvais lot et d’ailleurs un novillo excellent mais un manque de piquant et une impression ternie par les deux derniers faibles et pleins de défauts.

 

Novilleros

 

 

PEREZ MOTA est agaçant et manque de discernement. Il sait toréer mais fait le plus souvent dans le superficiel. Il ne passe pas la rampe face au fade premier qu’il tue médiocrement. Il donne trois mille passes au quatrième mais on ne se souviendra que de deux séries de naturelles. Là aussi une épée de bandit pour finir. Le pire étant de recevoir une oreille que personne ne demandait…

 

 

Pepe MORAL, bon capeador, débute très bien par des redondos interminables face au deuxième mais un peu bousculé à gauche, se garde bien de reprendre ce coté là, termine en baissant de ton et conclut correctement. Début par statuaires devant le cinquième, puis, désabusé et énervé par la piètre qualité de l’adversaire, il verse dans un toréo de porfia clinquant et vulgaire qui finit par mettre en colère le public qui s’endormait.

 

 

EL SANTO fût bien à la cape, correct aux banderilles et pas mal à la muleta face au bon troisième. Il allait couper une oreille tranquillement en tuant bien mais la bonne estocade ne vint qu’à la cinquième entrée. Il fut bien à la cape, correct aux banderilles, bien peu en confiance à la muleta, et très médiocre à l’épée devant le dernier novillo. Il suffit de quelques cris du « kop » et deux à quatre mouchoirs de gens qui s’enrhumaient pour que le Président Biec ne ressorte le mouchoir qu’il avait déjà rangé : oreille-gag !

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19 novembre 2006 7 19 /11 /novembre /2006 17:28

Rion-des-Landes, 19 novembre 2006, Fiesta Campera. Environ deux tiers d'arène. Entrée générale : 20 € .

 

Il faisait entre 14° à 10.30H et 12° à 13 H à l'issue du spectacle. La pluie persistante, allait de la légère à la battante, transformant la piste en cour de ferme chalossaise en saison hivernale et frigorifiant tous les acteurs. Et pourtant, nous ne nous sommes jamais ennuyés durant les deux heures et demie d'un spectacle où le plaisir parut partagé en communion entre la piste et les gradins .

Un becerro pour TOMASITO (Salut au centre) ; un novillo de SANTA FE MARTON pour André VIARD (Deux oreilles) ; un toro de SANCHEZ ARJONA pour Juan BAUTISTA (Deux oreilles et la queue) ; un novillo d'ESCUDERO pour Julien LESCARRET (Une oreille) ; un novillo de SANTA FE MARTON pour Medhi SAVALLI (Deux oreilles et la queue, vuelta posthume pour le novillo) ; un novillo des Frères JALABERT pour EL SANTO (Deux oreilles) et un novillo de MEYNADIER pour Joselito ADAME (Deux oreilles).

A noter que les trophées étaient décernés aux toreros par leurs pairs et que personne n'eut le mauvais goût de les trouver trop généreux.

En avant-première, le frêle TOMASITO, de l'école taurine d'Arles fit front face à un becerro au gabarit d'eral. L'animal possédait une noblesse violente qui entraina trois volteretas qui ne découragèrent pas le gamin. De bonnes séries à gauche et cette volonté nous laissent espérer dans ce débutant.

Un joli novillo mobile et noble et voici André VIARD " a gusto" à la cape, puis à la muleta. Confiant, relâché, trop même, le matador est sèchement (façon de parler... après par la "cogida" ) rappelé à l'ordre par le SANTA FE MARTON. Mais il reprend ses esprits pour poursuivre et conclure  la faena de manière élégante et autoritaire.

 

Juan BAUTISTA s'est joué avec une tranquille assurance d'un très joli toro de SANCHEZ ARJONA mansote mais noble. Faena reposée, templée, Jean-Baptiste a toréé avec classe, confirmant son excellente saison.

 

Impression moins favorable pour Julien LESCARRET devant un novillo d'ESCUDERO qui se montre assez peu commode et violent de charge. De bonnes choses à gauche mais une fin plutôt laborieuse laissent torero et public dans un certain doute.

 

Medhi SAVALLI, face à un SANTA FE MARTON insatiable, avait décidé de tout faire : toréer, piquer et banderiller. Et il fit tout avec enthousiasme, plutôt bien d'ailleurs, avec cette capacité de transmission au public qu'il posséde de manière innée.

 

EL SANTO a bataillé avec mérite face à un novillo des Frères JALABERT incommode chargeant à mi-hauteur et se retournant comme un chat. Une très bonne épée.

 

Joselito ADAME, transi et trempé depuis deux heures, confirme face à un MEYNADIER, avec maîtrise et élégance depuis la cape jusqu'à l'épée en passant par les banderilles et la muleta ce que l'on pense de lui, à savoir qu'il s'agit d'un véritable espoir .

En conclusion, un très agréable point final  à la temporada .

 

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11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 19:03

Novillada sans chevaux de Saint-Sever du 11.11.06 

 

 

 

 

4 erales de Christophe FANO

pour

 

 

 

Carlos GUZMAN ( Oreille)

 

Roman PEREZ ( Silence)

 

Javier ORTIZ ( Silence)

 

Alberto DURAN ( Salut au centre)

 

Temps très gris et humide, 15°, vent réfrigérant et nuit tombante en fin de spectacle. 300 personnes attentives et réservées. Musique toujours assommante, parfois dissonante. Entrée générale 11€.

 

                                                                                    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le bétail de FANO, correctement présenté, s’est avéré inégal de comportement : noble et encasté le premier, manso désordonné le deuxième, manso arrêté le troisième, mobile mais compliqué le quatrième.

 

 

Carlos GUZMAN a coupé une oreille très légitimement par une prestation complète, sérieuse, technique face à un adversaire qui demandait un torero capable. Il remporte de manière très logique et incontestable le trophée de triomphateur de la novillada.

 

 

 

 

Roman PEREZ m’inquiète, tant le novillero facile, allègre et dominateur que nous avons vu cette saison a fait place à un torero mécanique paraissant déjà usé et plafonnant. Face à un eral assez désordonné, il mit longtemps à trouver le sitio et ne parvint jamais à intéresser le public.

 

 

 

Javier ORTIZ ne pouvait pas faire grand chose face au bœuf qui lui échut. On l’aurait même plaint s’il ne s’était montré fort désinvolte dans ses attitudes face à la Présidence, s’il n’était apparu poseur et truqueur, si enfin il s’était montré plus décidé à l’épée (5 pinchazos, un tiers d’épée, une épée basse et contraire, un descabello, deux avis…)

 

Alberto DURAN confirme le bien qu’on pense de lui : très bon capeador, lidiador sans fioritures, ce garçon possède du métier et de la personnalité. Sans une mise à mort un peu laborieuse, il aurait pu couper une oreille face à un adversaire compliqué dont il parvint à soumettre la charge dans une faena qui monta en qualité. Il fut distingué, à juste titre, par le Jury.

 

 

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9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 19:54

 

 

Départ vendredi après-midi, escale à Aranda de Duero (trajet promptement mené, sans voir de radar, espérons que la réciproque soit vraie…) arrivée vers 23.30 H à Madrid sous une pleine lune faisant du ciel nuageux un plafond de lueurs bleues mêlées d’ombres noires.

 

Soleil et azur samedi matin. Lecture de la rubrique taurine d’ « El Mundo » qui nous apprend la grande peur de la veille aux arènes lorsque Francisco Marcos fut secoué comme poupée de chiffons après avoir été inconscient suite à une voltereta. Bilan : deux sérieux coups de corne dans la cuisse gauche et un traumatisme crânien pour le navarrais. Grave objectivement. Heureux après l’angoisse que vécut le public.

 

Rendez-vous matinal à Las Ventas pour visiter le Musée Taurin. Musée de taille réduite, mais chargé d’histoire, plutôt tragique d’ailleurs. Y figurent une petite dizaine de têtes de toros dont deux célèbres, tristement célèbres : « Burlero », le Marcos Nuñez qui nous enleva le Yiyo. Il avait pourtant une bonne tête, au contraire de « Perdigon », un Miura castaño à l’aspect terriblement inquiétant qui, en 1894, perfora la cuisse droite d’El Espartero et l’envoya au paradis des toreros.

 

Dans la droite ligne du goût morbide qui règne au sud des Pyrénées, est exposé le costume de ce même Yiyo le triste jour de cette tarde de Colmenar Viejo et sa chemise uniformément marron du coté gauche, où son cœur se vida. Figure aussi le costume de Manolete, transpercé en haut de la jambe droite un soir d’août 1947…

 

Qu’on se rassure, on peut aussi y voir des pièces moins dramatiques, comme la robe de lumières (mais si, mais si ! ) portée par Juanita Cruz, la « Diosa del toréo » dont la carrière, barrée chez elle, par le machisme castillan, se déroula brillamment de 1933 à 1947, mais en Amérique du Sud.

 

A noter aussi une série de dessins de Goya dont un étonnant, où un homme habillé en picador, exerce son art, en selle sur un…toro !

 

Nous quittons le musée situé dans le patio de caballos à présent rempli de taurins et dont la file d’attente pour l’apartado s’allonge démesurément. Nous lui préférons un moment à la terrasse du bar « El Espejo » sous les frondaisons du bord de la Calle de Alcala, à un jet de montera de la Plaza Colon. Déjeuner, excellent, conclu d’une copita histoire d’accroître notre optimisme avant le départ vers Las Ventas.

 

Entrée par la porte de l’arrastre. Beaucoup de monde dont l’inévitable père Victorino qui, toutes dents dehors, salue avec effusion toreros, taurinos, aficionados, chevaux des piqueros jusqu’au chien du concierge… On distribue, à la porte, la « Voz de l’aficion », feuille de critiques plutôt virulentes sur la gestion des arènes madrilènes (Nous y reviendrons dans les jours prochains) Nous rejoignons nos places. Tendidos très bien garnis pour un cartel qui ne saurait être qualifié de prestigieux.

 

 

 

 

 

 

 

Paseillo où l’on remarque un superbe « traje » intégralement rouge d’ESPLA. Clarines. Et sort « Cartuchero » imposant negro bragado de 560 kgs. Il jette les pattes dans les trois véroniques qu’il consent à prendre avant de courir au loin. On remarque une corne gauche peu commode et le torero doit s’employer pour placer et replacer aux piques un toro bien rétif qui pousse correctement la première, moins la seconde où il fléchit. ESPLA, de son pas de sénateur, met une demi-heure à rejoindre le toro qui s’est réfugié au burladero du tendido 5. Deux paires « al cuartéo » anodines et une troisième assez exposée entre toro et barrières. Début de faena où le toro se défend. Suivront trois séries à droite de plus en plus défensives et trois naturelles sans vibration. Un pinchazo prudent et trois-quarts d’épée où le métier du torero fait merveille. Sans peine ni gloire, le toro ne permettant pas plus. Silence pour les deux protagonistes.

 

Voici « Limon », negro salpicado, armé long, haut et aigu, 540 kgs qu’il déplace allégrement dans la piste mais pas dans la cape de TEJELA. Un quite précis, applaudi, d’ESPLA évite une rencontre à l’improviste avec le picador. Une pique poussée par à-coups, l’autre de pure forme. Effet de la méfiance de la cuadrilla suite à un avertissement à gauche ? Toujours est-il que le tercio de banderilles est plus qu’hésitant. La faena débute à droite où le toro charge avec beaucoup d’allant et une tête très mobile. Deux autres séries sur le même coté, de bonne qualité du fait du torero mais aussi du toro qui ajoute agressivité et mobilité pour rehausser la transmission. A gauche, la charge est moins claire mais TEJELA s’accroche et démontre de l’aguante. Le succès semble au bout de l’épée. Le torero se profile, cite. Le toro charge de manière un peu bizarre, en fléchissant, et l’épée s’en trouve en arrière et tombée. Suffisante pour en finir avec le toro. Insuffisante pour provoquer une pétition. Et l’oreille entrevue se transforme en salut au tiers fort applaudi. Une vuelta ne m’aurait pas choqué, surtout au vu de la suite. Des applaudissements avaient salué la noblesse encastée et la mobilité de « Limon ».

 

 

A « Cubilon » de sortir et de promener de manière un peu incertaine ses 561 kgs, avec quelques fléchissements qui provoquent des protestations. Les faibles poussées lors des deux rencontres au cheval renforcent les manifestations mais le mouchoir sorti est…blanc. Peu piqué, le toro se montre mobile aux banderilles. PERERA qui n’avait encore presque rien fait, attaque sa faena avec deux statuaires et une aidée. Deux séries à droite templées mais lointaines, deux à gauche sans vibration. Ceux du « 7 » font savoir au torero qu’un peu plus d’engagement ne ferait de mal à personne. PERERA pense pour sa part que cela lui ferait peut-être mal et prend l’épée. Une entière tombée en abandonnant la muleta. 4 descabellos. Toro sans caste ni force, torero ennuyeux. Silence poli pour les deux.

 

 

Revoilà ESPLA plus tranquille que jamais. Quelques véroniques pour le joli mais boiteux « Pitonista » qui rejoint les corrales cerné par la fameuse équipe des cabestros locaux. On ne gagne pas au change avec « Vendaval » 510 kgs, de chez José Luis PEREDA. Abanto, ne paraissant guère plus gaillard que celui qu’il a remplacé, on ne lui administre que deux picotazos aussi appuyés qu’une devise.

Aux palos, ESPLA, après un cuarteo facile, exécute deux sesgos por dentro exposés et risqués devant nous. Montera sur la tête, il fait « le métier » devant ce triste toro décasté et faible, chargeant à mi-hauteur. Deux séries à gauches, deux à droite. Un pinchazo de voleur de poules, trois-quarts d’épée de vieux routier. ESPLA tel qu’en lui-même, agaçant parfois, mais le seul torero que l’on regarde quand il ne torée pas. On le regrettera quand il partira.

 

 

« Picota », toro noir et veleto, 543 kgs, jette aussi les pattes en avant dans les deux-trois véroniques qu’il prend à la sauvette. Il confirme ses faibles dispositions au cheval : une pique (au milieu du dos ! Et oui, à Las Ventas aussi…) dont il sort très vite et une autre où il ne s’emploie pas trop. Quite décidé de TEJELA. Tercio de banderilles bien mené par la cuadrilla du madrilène. Cette fois-ci, brindis au public de Matias qui débute joliment la faena face au toro mobile et à la charge assez claire. Une bonne série vibrante à droite, une deuxième où la muleta est un peu accrochée. Une autre correcte. A gauche, TEJELA torée en retirant brusquement la muleta pour éviter qu’elle soit touchée par le toro. On sent que la faena se délite, que le torero s’énerve de perdre techniquement le fil de ce combat. Une série à droite et une autre à gauche pour consommer le divorce entre toro et torero. Une estocade entière. Salut au tiers déçu de part et d’autre, quelques protestations dans la zone du « 7 ».

 

 

« Fatraon » qui clôt l’envoi, est le plus lourd, 574 kgs, mais semble surtout très haut, fort armé et peu solide des pattes. Il défile dans la cape sans baisser la tête. Première pique prise sans pousser, la seconde en chargeant par à-coups. Confirme son manque de caste aux banderilles, secouant le dos sous les fers et chargeant tard. Au vu de ce comportement bien terne, on est surpris, et dubitatifs lorsque PERERA vient au centre brinder ce toro au public. Début au centre « castellesque » avec un pendule, une statuaire et une « cambiada », cette dernière un peu bougée. Deux séries à droite, anodines, avec un pecho médiocre pour conclure la deuxième. A gauche, le toro hésite, proteste et le torero extrait deux naturelles méritoires. On poursuit par un toréo « encimiste »et on termine par trois molinetes et un pecho. Une bonne estocade entière. Et là, incrédules puis consternés, on assiste à une grande pétition et à l’oreille qui en découle. Là, vraiment, il y a matière à douter du sérieux du public de ce jour. Une faena certes méritoire mais devant un manso décasté, mais sans une seule série vraiment bonne, cela peut à présent suffire pour obtenir un trophée. A Madrid, on sait désormais qu’il y aura des « grosses » et des « petites » oreilles.

 

 

Sortie pensive en admirant la beauté des galeries de Las Ventas éclairées ; un bar hospitalier nous fait oublier cette déception. Fin de soirée à débattre, sans sérieux du monde des toros et de l’hypothétique retour de José Tomas avant d’aller se coucher. Dimanche matin, le soleil brille toujours. On se sépare avec l’espoir de vite se revoir… Halte  en Navarre à Argomañiz, arrivée en soirée. Douze cent kilomètres aller-retour, c’est parfois beaucoup pour des toros, ce n’est jamais trop pour rencontrer des amis.

                                                                                                                                                                                                       Bronco

Album photo

 P.S : Je ramène dans les bagages un cadeau : le DVD de la corrida de 1993 où Joselito tua seul six toros à Las Ventas. Au fait, combien d’oreilles ce jour là... ?

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27 août 2006 7 27 /08 /août /2006 20:16

 

Quand sort "Hortelano", un cardeño de 528 kgs, né il y a quatre ans et demi , on subodore que rien ne va être évident. Il s' économise et ne gaspille pas son énergie à courir dans le ruedo. Il confirme son intention de ne pas se laisser faire dans la cape que lui présente CRUZ. Il freine et, au lieu de passer envoie des coups de tête .

 

Deux piques prises sans pousser réellement mais en distribuant des derrotes vers le picador, puis vers l'arrière du cheval. La codicia se confirme et les espoirs d'une faena autre que défensive nous ont abandonnés. FANDIÑO doit penser comme nous puisqu'il part pour un quite auquel il renonce devant le refus de "Hortelano" de s'engager .Chez LA QUINTA, on n'a pour coutume de faire briller

.

Les banderilleros en ont à peine terminé, avec plus de peine que de gloire (vous avez deviné que le toro ne démarrait pas aux cites...) que nous voyons, un peu incrédules, Fernando s'avancer au centre et brinder la mort de ce toro au public !

Début pertinent, autoritaire et très torero : quatre doblones , genou plié pour soumettre l'avisé. Puis, pas de temps perdu à observer : le torero donne tout de suite quatre derechazos longs, dépouillés, profonds et engagés, plus une passe de poitrine. Hortelano, surpris comme nous de l'audace, est déjà sollicité pour une autre série. Il prend deux derechazos encore puis, au troisième, décide qu'on ne va pas l'avoir ainsi. Au milieu de cette passe, à hauteur du torero, il s'arrête, menaçant. CRUZ, immobile, impavide, toque simplement, une fois, deux fois sous la menace de la corne et dans le silence de l'arène consciente du danger, et Hortelano cède et charge dans la muleta pour finir la passe !

Le sentiment général est à l'inquiétude car on sent que l'on est sur le fil du rasoir quand CRUZ saisit la muleta dans la main gauche. Deux naturelles concédées à regret par Hortelano. A la troisième, cela suffit ! Le toro quitte la muleta pour la cuisse gauche du torero qu'il soulève. Le public crie, le torero regarde à peine sa taleguilla perforée. No pase nada ! semble-t-il dire. Et une série à droite pour dire à Hortelano qu'il ne l'emportera pas.

 

Reste à tuer. Comme on connait Fernando, on craint le pire. La prudence, la raison commanderait une entrée raisonnable. On sait que CRUZ est incapable de cette forme de raison, qu'il s'agirait pour lui d'une trahison. Et ce torero a une tête à mourir plutôt qu'à trahir. Il s'élance donc sur Hortelano, se couche sur lui en posant jusqu'à l'avant-bras droit sur le dos pour pousser l'épée encore au delà de la garde. A cet instant Hortelano frappe la cuisse du torero avec sa corne droite. A ce niveau d'engagement, c'était inévitable. Le torero chute et Hortelano se retourne, frappé mais pas vaincu, et s'acharne sur lui des secondes interminables avant de pouvoir être écarté. L'émotion est intense quand on parvient enfin à relever CRUZ meurtri, tuméfié avec une  deuxième perforation du costume  bien plus évidente sur la cuisse gauche.  Statue de douleur, tenant à peine debout, CRUZ refuse d'être emporté par ses peones tant qu' Hortelano n'est pas mort. Lorsque le puntillero en a terminé, le torero s'écroule lui aussi, inconscient à présent et est emporté par sa cuadrilla courant vers l'infirmerie .

Peut-on toréer ainsi en faisant abstraction du risque pour une sorte de quête d'un toreo aussi pur, quasi mystique ...? On songe en voyant toréer Fernando CRUZ aux tableaux du Greco, un sentiment de fatalité semble  habiter ce torero .

 

Du sang, de la sueur et de l'âme ...

 

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27 août 2006 7 27 /08 /août /2006 20:16

 

Pour FANDIÑO, la tarde revêtait une grande importance, ce que traduisait son entrée pressée au patio de caballos sans sourires ni autographes .

Après la blessure de F.CRUZ, la tension était encore plus forte . "Matanegra", le troisième toro, n'ira que jusqu'aux piques où une dernière chute le renvoie aux corrales.

On attend le sobrero mais c'est le sixième toro qui sort : Tremendo (Pas le genre de nom qui rassure...) présente une robe noire tendant sur le gris avec des tâches blanches à l'arrière et un berceau de cornes large relevé vers le haut .

A la cape, charge et répète mais avec tête à mi-hauteur, serrant le torero du coté gauche.

Ce toro ira seul sur le picador de réserve. Pique où sonnent les étriers du fait des coups de tête sans pousser avec les reins. Mis sur le piquero de "turno", il sort seul après un bref contact. Il n'est guère éprouvé comme s'en apercoivent les banderilleros : charges vives et poursuites jusqu'aux planches après les poses de palos .

FANDIÑO brinde au ciel tourmenté et menacant et commence sa faena où le toro confirme sa mobilité et aussi sa charge tête haute. Le torero en profite pour deux séries de derechazos en prenant plus de confiance lors de la troisième. Suivront une série de naturelles et deux autres de droitières. Rien de très vibrant, ce défaut ne pouvant être mis tout à charge du torero mais plutôt sur le toro qui "n'humilie" pas et ne paraît pas très concerné. Néanmoins, les efforts du torero presque local et la prestance du toro font monter les bravos du public. Le torero se sent-il plus en phase avec Tremendo, entrevoit-il les prémisses d'un succès d'importance ? Sans doute un peu des deux et cela va le perdre. A l'issue d'une série, il s'éloigne vers les barrières sous les bravos, dos au toro .

Inattention coupable face à Tremendo qui reste aux aguets. Il s'élance vers le torero , le rattrape sous les cris de la foule qui entrevoit l'issue. Le torero n'a que le temps de tourner la tête. Tremendo, de sa corne gauche précise, le soulève et le maintient droit au bout du piton planté dans sa fesse gauche. Cette posture tragi-comique ne fait rire personne tant on imagine les chairs déchirées, le poids du torero reposant sur la corne .

Enfin retombé, FANDIÑO visiblement éprouvé par la cornada, s'accroche pour porter l'estocade. Mais un pinchazo suivi d'une estocade caïda ruine ses espoirs d'adoucir ses douleurs comme son compañero d'infortune. La pétition est nettement minoritaire et c'est son péon qui devra saluer au tiers.

 

 

 

A mi-corrida, DAVILA MIURA se voyait donc seul avec les trois LA QUINTA restant. Tout avait commencé de manière plus souriante . Avant le paseo, une danse basque (aurresku) avait honoré la dernière prestation du torero à Vista Alegre .

Une larga de rodillas précédant un toréo de cape sans relief face à Malajeta, puis une faena sans émotion, le toro étant faible et fade. Un tiers d'épée par deux fois et deux descabellos pour un silence apathique.

La traversée en solitaire commence avec Rompelagas. Larga de rodillas dont le coté répétitif suscite moins d'enthousiasme, d'autant plus que les véroniques suivantes n'ont rien de rare. Le toro s'avère le plus brave du lot, poussant deux bonnes piques. Il n'ent sort pas très gaillard mais se reprend et démontrera noblesse et mobilité dans la faena. Bon, pas une faena à rester gravée dans les mémoires mais où le torero se trouva parfois bien en phase avec le toro, notamment pour une série de cinq naturelles longues et bien conduites. Une entière bien portée, très légèrement ladeada. La pétition s'affiche importante mais pas minoritaire. Cependant la rigueur du palco cède devant les efforts du torero et pour ses adieux. Oreille faisant semble-t-il vraiment plaisir au gentil Eduardo .

Bonne idée de saisir l'opportunité du succès car la suite se présente moins favorablement. Le sobrero Jilguerito, aux armures très relevées, se comportera en manso décasté aux piques comme face à la muleta, distrait à droite et avisé à gauche. Un tiers d'épée à la sauvette mais efficace face à ce toro ne se fixant pas pour l'épée. Salut au tiers compréhensif .

Cafetero, un cardeno fort armé pour terminer. Pas en beauté du fait d'un comportement violent et de charge (encore !) tête à mi-hauteur. Un toro assez dangereux dont DAVILA MIURA se débarrasse dignement d'un  tiers d'épée et d'un descabello. Ovation respectueuse de despedida d'abord et  pour une épreuve physique inattendue et menée à bien .

Nous ne reverrons pas (quoique ...) Eduardo, torero sympathique et garçon intelligent. Une carrière sans coup d'éclat, ni grande éclipse, plutôt grise pourrait on dire. L'homme et le torero méritent le respect pour la lucidité qu'il possède sur ses limites et sur le milieu taurin.

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26 août 2006 6 26 /08 /août /2006 21:03

 

Bilbao. Samedi 26 aout 2006. Temps agréable puis menacant, sans pluie cependant. 4/5 eme d'arène .Vu du rang un du tendido sol, 38 €.

6 toros de LA QUINTA, difficiles et avisés en géneral. Les meilleurs étant les 3ème et 4ème .

DAVILA MIURA ( Silence, Oreille, Salut au tiers et Applaudissements )

Fernando CRUZ (Oreille)

Ivan FANDIÑO (Salut au tiers par le peon)

DAVILA MIURA dut tuer quatre toros, Fernando CRUZ ayant pris deux cornadas dans la cuisse par le second toro, reçut une oreille mais fut transporté à l'infirmerie et Ivan FANDIÑO un coup de corne dans la fesse par le troisième toro.

Corrida de grande émotion dans sa première partie, récit complet demain soir.

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21 août 2006 1 21 /08 /août /2006 12:03

 

On a moins vibré que la veille en ce dimanche. La faute (relative) au bétail qui nous avait trop gâté le samedi. La faute aussi à deux novillos gâchés par un garçon qui n'avait rien à faire à ce niveau.

 

Le lot se composait de deux HERMANOS FRAILE MAZAS (2ème et 3ème) et quatre FRAILE DE VALDEFRESNO (1er, 4ème, 5ème et 6ème.) Les dates de naissance s'étalaient de août 2003 ( 4éme et 6éme) , septembre et octobre 2003 (3ème et 5ème)  décembre 2003 (2ème) et enfin décembre 2004 (1er). Différences assez importantes se retrouvant au physique et au moral.

Au physique, l'éventail allait de l'eral "normal" (1er et 3éme) , en passant par les novillos "faits" (2ème, 5ème et sixième) jusqu'au novillo-toro (trés lourd 4ème). Armures de grand respect pour les 2ème et 3ème).

Au moral, le meilleur était le 5ème, novillo de classe avec une charge infatiguable, le 2ème, brusque, possèdait une caste certaine. Le 1er, faiblard, fade à droite, meilleur à gauche. Le 3ème, manso éxécrable qui chargeait en remuant la tête en tout sens. Le 4ème reproduisait les défauts du premier, bon à gauche, compliqué à droite. Le 6ème enfin démarra bien mais s'avéra difficile à gauche, cornéant beaucoup dans la muleta, meilleur  à droite, mais handicapé par une certaine faiblesse des pattes avant.

 

 

 

Miguel TENDERO, capeador de bon niveau, s'est montré avec beaucoup de sitio face au premier : plusieurs bonnes séries de naturelles et un redondo inversé à gauche, suivi d'un redondo droitier sans modifier sa position. Un pinchazo et une estocade d'effet rapide, oreille justifiée. Malgré une bousculade d'entrée face au très lourd quatrième, il se reprend et donne de bonnes véroniques. Faena démontrant du "mando" et une "planta torera" certaine. Mais , maladroit à l'épée : 3 pinchazos et 3/4 d'épée, il perd un autre trophée. A revoir .

 

 

On a du mal à comprendre que Juan Cuellar, matador vaillant confronté dans sa carrière à des corridas de terreur dont personne ne voulait, ait choisi de s'occuper de Raul PALANCAR, un garçon qui ne lui ressemble en rien ! Inhibé, voire carrément paniqué par le gabarit du deuxième, certes brusque, mais clair de charge, il passa son temps à reculer, ne faisant des passes que sur le voyage. Le pire restait à venir : 2 pinchazos précédant trois-quart d'épée en travers et...16 descabellos, plus 2 supplémentaires après le troisiéme avis. Le novillo étant péniblement puntillé près des barrières.

Le sort, pas rancunier ou aveugle, lui octroie ensuite le meilleur novillo. Il lui faut la moitié de la faena et une sérieuse engueulade de Cuellar,  désespéré, pour qu'il comprenne que le novillo est d'une noblesse confondante. Et en avant pour un numéro de pegapase qui, aidé par une estocade entière (Miracle !), abuse les naïfs ...Oreille qui ne lui rend pas service. On a du mal à croire, comme l'indiquait la plaquette remise à l'entrée, qu'il soit sur le point de passer en "piquées". Deux bonnes paires de palos sur les six.

 

Juan Manuel MAS, élégant à la cape avec des véroniques templées mains basses, baisse aussi les bras, après de méritoires naturelles, devant le  troisième, manso désespérant d'agitation. Bon toreo de châtiment, trois-quart d'épée.

Il justifie la réputation qui le précédait avec le dernier novillo, peu aisé à toréer à gauche, on retiendra de longs derechazos de trois-quarts face venant après un début par statuaires et un excellent pecho. Malgré une fin hésitante : deux pinchazos et 3/4 d'épée, il obtient une oreille. Torero fin et volontaire. A revoir aussi.

 

 

A noter, dans les cuadrillas,  la bonhomie souriante mais très professionnelle de l'ancien torero SAN GILLEN. 

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20 août 2006 7 20 /08 /août /2006 21:00

Trois erales et trois novillos (deux de août et un de septembre 2003)

Lourds et armés. Les 2, 4, et 6 donnant un bon jeu ; Le 5ème excellent. Le 1er faiblard et fade, le 3 agité impossible. 

Miguel TENDERO (Oreille et Vuelta) ; Raul PALANCAR (Silence aprés trois avis et Oreille) ; José Manuel MAS (Silence et Oreille).

Prix du triomphateur : Miguel TENDERO.

Prix de la meilleure faena : José Manuel MAS.

Prix du meilleur quite : Miguel TENDERO.

Deux garcons au dessus du lot : TENDERO et MAS. Un troisième qui n'avait rien à faire dans cette galère : PALANCAR.

 

Trois-quart d'aréne . Temps agréable. 24°.Barrera ombre : 25 €.

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20 août 2006 7 20 /08 /août /2006 13:05

 

Il y a tant d'incertitudes dans le domaine du toro de combat que voir se renouveler chaque année des prestations comme celles des VALDEFRESNO relève du miracle permanent. Une fois de plus, le ganadero est sorti en triomphe avec deux des trois novilleros . Récompense tout à fait légitime vu le comportement de l'ensemble du lot et surtout pour deux exemplaires d'une caste exceptionnelle : "Pandereton" et "Cigarrero".

Le premier nommé, sorti en deuxième position, chargea avec la même allégresse depuis sa sortie du toril jusqu'à sa dernière arrancada après l'estocade. Il n'attendait pas le toque du torero pour s'élancer de loin sur la muleta. Une charge franche des deux cotés mais difficilement soutenue par le torero de par cet élan permanent.Vuelta justifiée.

Le deuxième , sorti en cinquième lieu, avait six mois de plus et un gabarit de novillo costaud qu'il était. D'un comportement plus réfléchi à sa sortie, il affiche ensuite une charge puissante et longue qui transmet de l'émotion aux tendidos. Emotion conservée par sa saine agressivité aux tercio de banderilles où il mène la vie dure au torero . Ensuite, une charge à la fois rageuse et d'une grande classe dans la faena, particulièrement sur la corne gauche. Le meilleur du lot qu'inexpliquablement, le Président oublia d'honorer !

 

Restaient quatre autres animaux : un premier meilleur à droite qu'à gauche, distrait, avec une légère faiblesse de pattes. Un troisième andarin et mansote en début de faena mais qui retrouva sa caste sur la fin. Un quatrième assez similaire, manso con casta, plus fade. Un sixième enfin andarin, tardo, qui "protestait" en chargeant. Le moins bon des six, à qui le Président, pas à une incohérence près, fit l'immérité cadeau d'une vuelta.

 

 

Roman PEREZ torée avec sang-froid, technique et sérieux. Ne manque qu'une chose, ou plutôt deux, art et émotion. De plus, sa grande taille ne favorise pas l'esthétisme avec des erales de taille moyenne. Il se débrouilla très bien des difficultés de ses deux adversaires. Il tua bien avec à propos le premier, moins bien le quatrième . Trophées logiques vu l'abattage du gamin.

 

Le destin est parfois peu lucide. Donner les deux joyaux du lot à Geronimo DELGADO constitua un désolant gaspillage. Bon capeador mais débordé par l'allant du second, il multiplia les passes sans rien de bon sauf une série à droite. Il tua très mal . Face au merveilleux cinquième, il finit par saisir l'extraordinaire qualité de la corne gauche pour réaliser deux ou trois longues séries de naturelles. Tua aussi mal. Deux prestations trés en dessous de ses adversaires. A noter qu'il banderille de manière très spectaculaire dans la mesure où il ne se dégage pas après la pose. Maladresse ou inconscience ?

 

Restait Alberto DURAN, le moins chanceux au sorteo mais qui laissa une très bonne impression. Calme, toréant avec un métier déjà affirmé et une véritable élégance, il fut très au dessus du compliqué troisième. La meilleure faena justement récompensée par le jury. Allongea trop face au sixiéme, d'où une fin laborieuse. Cependant, de la vraie graine de torero.

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