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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 19:17

Six novillos de MALABAT pour Mario DIEGUEZ (Silence et Silence ) ; Miguel Angel SILVA (Silence et Oreille ); Juan DE CASTILLA ( Silence et Oreille).

 

Temps frais devenant froid en fin de soirée. Gros tiers d'aréne.

 

Les novillos de MALABAT présentés diversement : trois premiers de gabarit d'erales, les trois suivants de novillos , faibles dans l'ensemble, peu piqués de ce fait . Seul le dernier se comporta bien au cheval . Comportements sans danger mais avec des complications pour les trois premiers, noble à trés noble pour les trois suivants , le dernier étant andarin.

 

Les novilleros furent trés décevants . Aucun engagement , des "pegapases" pénibles à souhait .  Mario DIEGUEZ  fut transparent .Oreille ridicule (et demandée par environ six mouchoirs ...) pour Miguel Angel SILVA . Celle pour DE CASTILLA était éxagérée mais lui au moins est élégant à la cape et s'engage à l'épée.

 

Vu de la delantera "soleil" avec une entrée générale : 20€. 2.15 H

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 14:15

Les "anti", même absents , nous pourrissent nos aprés-midi. Ou du moins, ils les gênent en mobilisant forces de l'ordre et pose de barrières d'où détours en conséquences. Ne pourrait on être plus directifs avec cette engeance plutôt que si précautionneux ..?    

 

Nous voilà installés dans cette enceinte où comme la moitié de cette arène, nous avons nos habitudes une fois par an. Ciel changeant mais majorité de soleil et température idéale. La trentaine de musiciens (record mondial en pourcentage par rapport à l'assistance) donne déjà du décibel avant le paséo . Pas génant, ce le sera plus lors des faenas, le niveau sonore gommant les réactions du public.

 

Le lot de LA QUINTA était trés beau, avec une restriction pour le second  de mine peu avenante . Le sixième , trés haut , déparait un peu par rapport au reste de l'envoi.     

 

Au moral , variable . Deux novillos vraiment intéressants : les troisième et cinquième qui , par leur comportement encasté, suscitèrent  l'attention des gradins  et donnèrent de la valeur à ce que firent les novilleros, tout en redonnant le lustre que cette placita mérite.

 

Les deux  premiers, mous et sans race, se laissèrent toréer sans rien transmettre. Le quatrième était un manso retors ; le sixième afficha un comportement très bizarre, paraissant ne pas voir de près et regardant haut et loin à la sortie des rares passes qu'il voulut bien prendre.

 

Au cheval, châtiment très limité (du fait aussi des novilleros qui réclamaient le changement après la première pique ). Seul le dernier, au gabarit de toro, prit deux piques. Pour les autres (premier, troisième et quatrième), une seule rencontre. Le deuxième et cinquième allèrent deux fois au cheval, le second contact étant symbolique.

 

Comme souvent, la chance n'est pas toujours bien répartie entre les toreros. Ce jour, c'est CABALLERO qui hérite du mauvais lot . Elégant et superficiel devant la guimauve sortie en premier, on s'ennuie poliment. Il brinde ensuite à une jeune personne le manso  codicioso. Alternative : soit il se moque d'elle, soit il se surestime, car il doit abréger rapidement se trouvant sans solution.

 

B. JIMENEZ se montre sans sitio devant le deuxième qui montre de l'allant jusqu'à la faena . Quelques naturelles de face constitueront le plus intéressant d'une faena sans relief du fait de la noblesse très fade de son adversaire.  Deux-tiers d'épée et le tournis des capes font tomber le novillo, sans honte, le novillero laisse le puntillero faire son travail ! Salut au tiers de l'impudent qui voudrait transformer ce geste en vuelta. Il est aussitôt rappelé à l'ordre par le public et rejoint le burladero .

Devant le très bon cinquième, qu'il mène très bien à la cape avec autorité, il se montre ensuite truqueur à la muleta, donnant des passes sans toréer, sans aucun engagement. Il tue en se jetant dehors, d'une entière en travers. Mais comme il sait vendre son bazar auprès de la frange du public la moins avertie... Oreille. Le meilleur moment : deux paires de banderilles exposées du péon qui doit saluer (de même que le picador ).

 

ROCA-REY fut autrement plus intéressant en cette soirée. Un toréo marqué par le sitio et l'élégance des gestes face au troisième . Il tue d'une entière contraire en étant bousculé car il est resté devant le novillo en enfoncant l'épée.  Oreille très fêtée.

Il ne peut confirmer face au bizarre (voir plus haut ) sixième qui ne permet rien ou presque. Il tue néanmoins ce (très haut!) novillo avec une grande détermination d'une entière très efficace . Garçon à revoir avec plaisir .

 

L'espace de deux novillos, nous avons retrouvé "notre" Roquefort.

 

 

Vu du sixième rang ombre , 39 €.

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 13:46

 

Orthez. Arènes du Pesqué. 27 juillet 2014. 18 heures

 

6 toros de LOURO FERNANDES DE CASTRO (Portugal)

 

Pour :

 

JOSELILLO (Silence et Sifflets)

 

M.J PEREZ MOTA (Silence et Silence)

 

Imanol SANCHEZ (Silence et Vuelta)

 

(Prix pour la meilleure pique attribué à Pepe AGUADO pour sa prestation face au sixième toro et prix pour le meilleur geste taurin attribué à la cuadrilla de PEREZ MOTA pour sa lidia du cinquième toro)

 

_______________________

 

 

 

Longue, très longue (2.40h) soirée d’ennui par la faute d’un lot de toros décasté ne permettant rien ou presque aux toreros. Le parti pris de l’exotisme dans le choix des élevages a ses limites. Sans s’assurer de certaines garanties sur la qualité des ganaderias retenues, on s’expose à infliger au public (nombreux et bien patient hier !) de pénibles aprés-midi comme celle de ce 27 juillet.

 

               _________________________

 

En termes de présentation, ce lot donnait satisfaction. Les trois premiers m’ont paru plutôt réduits par rapport aux poids annoncés (520 kgs pour le  premier comparés au 515 kgs des sérieux cinquième et sixième ?!) ; question armures, finesse et largeur étaient au rendez-vous. Les pointes du cinquième (le seul à remater contre les planches) éclatèrent rapidement.

Au moral, un désastre ! Assez mobiles à la cape, de bravoure variable au cheval (le premier peu piqué se tient collé parallèle au cheval à la seconde rencontre ; le deuxième pousse par à-coups ; le troisième pousse avec la tête puis tente de crocheter la patte avant droite et contourne le cheval par l’avant à la seconde rencontre ; le quatrième pousse de manière spectaculaire en trois rencontres mais sort seul des deux premières ; le cinquième pousse avec fixité à la première pique puis sort seul rapidement des deux suivantes ; le sixième prend la première avec style puis balance des coups de tête vers le haut lors des deux autres.

Aux banderilles, comportements disparates  aussi : bien les 2ème, 5ème, peu coopératifs les autres avec la constante de poursuivre les banderilleros jusqu’aux barrières.

A la muleta, un cruel déficit de caste les faisant soit retarder leurs charges, ne pas les enchainer, défiler tête haute, rechercher les barrières, certains cumulant ces tares.

 

____________________

 

JOSELILLO anodin à la cape face au premier, débute bien par le bas genou plié puis la faena devient bien superficielle avec en plus des replacements du torero entre chaque passe. A gauche, un peu plus de sitio mais le toro ne répète pas ses charges. Un pinchazo et une entière dont il sort bousculé.

Un désarmé à la cape face au quatrième puis quelques passes isolées dont le toro s’échappe pour revenir dans sa querencia près des barrières. Le torero prend l’épée et ne la lâche qu’après…un mete y saca, cinq pinchazos, un quart d’épée et un descabello. Prestation désabusée.

 

De PEREZ MOTA, on retiendra son toreo de cape très alluré avec mains basses face à ses deux adversaires. Ce fut à peu près tout. Face au deuxième, il s’efforce d’allonger la charge et y parvient parfois mais cette faenita de passe par passe ne présente aucun intérêt. Il conclue de manière très efficace d’une épée desprendida.

Au cinquième, face auquel ses banderilleros seront appelés à saluer, le torero doit surtout s’efforcer de ne pas se faire accrocher la muleta par ce toro qui défile à mi-hauteur. Le matador finit, comme nous, par en avoir marre. Conclusion par pechos en ligne droite et manoletinas superflus. Une demi-épée méritoire, deux-tiers d’épée, deux descabellos.

 

 

Imanol SANCHEZ a l’aspect des toreros peints par Goya, très peu de technique et aucune élégance. Reste une vaillance qui lui servit face au troisième pour poser des banderilles (médiocrement) face à un toro qui ne répondait pas aux cites. Très peu de sitio et des demie-passes en citant de très près. Une épée en forme de broche suivie d’une entière couchée.

Il débute dans le style bagarreur à la cape face à un adversaire violent qui ne passe pas. Aux palos, le matador demeure dans l’approximatif. Quelques passes à droite et rien à gauche après une tentative avortée sur ce coté. Une estocade entière contraire qui suffit. Le coté brusque du toro ayant quelque peu tiré le public de sa léthargie, le torero fut appelé à saluer et sa cuadrilla le poussa à transformer ce salut en une vuelta que le très bienveillant public orthèzien ne lui contesta pas.

 

Temps nuageux, chaud et lourd. Trois-quarts d’arène.

 

 

P.S : A noter la très originale conception des billets en terre béarnaise : la file est nommée tendido ! On imagine la confusion du public. Et si l'on ajoute que les rares placeurs ne paraissent guère au fait de ces subtilités…

 

Vu du « tendido » 3, ombre, 48 €.

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 17:56

Corrida du 20 juillet 2014 à Mont-de-Marsan

 

 

 

 

Une soirée bien loin des fadaises du genre « toro-artiste », des pamoisons des rombières de barreras devant les «changements de mains divins » ou des naturelles qui « arrêtent le temps ». Ce soir là, cela sentait le brutal, le viril, la sueur à coup sûr, les larmes éventuelles. Pas l’émotion bon-chic bon-genre mais la vraie peur. C’était simplement la « Fiesta brava », authentique.

 

 

 

___________

 

 

 

Saluons les protagonistes de cette soirée, six exemplaires de MIURA superbes d’allure ( un bémol pour le cinquième) hauts, lourds, ensellés, et très armés. Et une remontée des gènes typiques de leurs ancêtres dans cette inquiétante attitude, ce danger sourd de chaque instant, ces hachazos assassins, ces retours diabolique, ce genio permanent. Des animaux qui valorisent tout ce que fait le torero, qui font que l’on ne s’ennuie jamais lorsqu’ils sont en piste.

 

 

 

RAFAELILLO reçoit « Soltero »  par deux largas de rodillas, la seconde laissant bien comprendre qu’il vaudrait mieux pour lui qu’il n’en fasse pas une troisième. Le Miura se montre assez brave en deux rencontres et allègre aux banderilles. Brindis au public. Bien que son adversaire soit déjà plus grand que lui debout, le torero débute  par quatre passes à genoux. Suivra une bataille de trois autres séries où les coups de têtes, les retours aussi vifs qu’un chat, la menace permanente feront peser une ambiance lourde. Du torero sincère où chaque passe représente un risque. Estoconazo époustouflant ! Soltero »  vacille puis s’écroule en moins de trente secondes. Et l’arène explose de soulagement et d’enthousiasme. Enorme pétition de la première puis de la seconde oreille que le président ne concède pas. Double vuelta.

 

 

« Pataslargas »  âgé de cinq ans et demi, aux armures très larges, possède une charge forte à la cape d’où une série de véroniques vibrantes. Trois rencontres au cheval où le picador mesure le châtiment. Charge spontanée et allègre qui permet aux banderilleros de briller et de saluer. Le brindis à Marie Sara amuse le public. La faena débute de manière confuse, le torero est débordé et se fait punir par le Miura, heureusement sans dommage. RAFAELILLO revient à plus de simplicité et de sérieux pour tirer deux séries simples, sincères, exposées, courageuses. Un pinchazo, une demie-épée trasera, un descabello. Forte pétition et oreille méritée. Torero !

 

 

ROBLEÑO n’a plus le supplément d’âme qui renversa cette arène voici deux ans. Avec « Naranjito », un toro andarin en début de faena, compliqué et menaçant, il se montra laborieux et prudent et de plus, tua très laidement.

 

Le cinquième,« Velero » se montre médiocre aux piques mais bien au tercio de palos (salut des banderilleros). Un toro très peu rassurant, un torero digne certes mais très peu rassuré et là encore, une conclusion médiocre.

 

 

Pour Javier CASTAÑO aussi, la soirée fut difficile du fait de ses deux adversaires. « Flamenquillo » avait été protesté, à tort, par une partie du public à sa sortie pour une boiterie imaginaire. Il affiche une charge agressive à la cape et met en échec les banderilleros pourtant d’ordinairement brillants. Il s’était montré correct sans plus dans deux piques. Le torero le cite de loin mais doit rompre à droite comme à gauche face à la tête chercheuse du Miura. Faena de combat et de défense imposée par la rouerie de l’adversaire. Le torero profite de la spontanéité de charge pour tuer  à recibir . Mais l’épée est basse et en travers. Suivent deux descabellos. Silence pour le torero. Applaudissements à l’arrastre.

 

C’est « Aguileño » qui va clore la Madeleine. Très court de charge à la cape, il ne permet rien au torero. Curieux comportement aux piques. Le toro part de très loin, repart du cheval après le contact puis prend une pique bien poussée. Scénario identique ensuite. On note une superbe paire de banderilles. Cité de loin, il vient avec force mais oblige le torero à rompre au troisième derechazo. Viendront ensuite deux séries à droites et deux à gauche, où il ne s’agit pas de composer la figure ni de rechercher l’esthétique mais seulement d’éviter le coup de corne.  L’estocade  parait bonne dans son exécution mais l’épée, contraire, résulte atravesada. Un descabello. Applaudissements.

 

 

 

2.15 H de spectacle intense. Temps très nuageux et menaçant mais pluie évitée par miracle. Arènes pleines d’un public attentif et intelligent qui salua par des applaudissements les deux toreros qui n’avaient pu que faire face mais dont le mérite était néanmoins grand.

 

P.S A noter le saut en piste d’un anti-taurin avant le paséo enlevant son tee-shirt pour montrer des slogans inscrits sur son torse. Désolé de dire à ce garçon que sa cause n’a pas avancé mais qu’au contraire l’aficion est sortie bien renforcée de cette soirée.

 

 

 

Vu du balconcillo ombre ,   79  €

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 17:54

 

Corrida du 18 juillet 2014 à Mont-de-Marsan

 

Cocktail indigeste

 

 

3 toros d’EL TAJO et 3 toros de FUENTE YMBRO

 

Pour :

 

JJ PADILLA ( Silence et Silence )

 

I. FANDIÑO (Salut au tiers et Silence )

 

J.ADAME (Oreille et Silence)

 

 

______________

 

 

 

Mauvaise pioche que le choix de ce cartel, les lots différents de taureaux, bien présentés, se rejoignant en termes de faiblesse et de manque de caste. En conséquence, nous vécûmes une soirée fort ennuyeuse, seulement égayée par instants par le désir de plaire de Joselito ADAME.

 

 

 

Pas grand-chose à dire sur PADILLA. Face au faiblard premier (TAJO) plutôt noble. Tercio de banderilles médiocre comme souvent avec ce torero (et beaucoup de capotazos pour placer le toro…). Le « cyclone » exécute les affaires courantes lors d’une faena très superficielle (et se fait bousculer lors d’un pecho où il se laisse voir. Conclusion aussi médiocre que ce qui la précède.

 

Le FUENTE YMBRO qui lui échût est un manso que la mauvaise lidia ne risque pas d’améliorer. PADILLA refuse (à raison) de le banderiller. L   a faena sera brève, le toron chargeant à mi-hauteur et s’arrêtant après trois passes. Conclusion prudente. Quand pourra-t-on espérer que cessera la reconduction automatique et injustifiée de ce torero ?

 

 

FANDIÑO n’a rien pu faire avec le plus mauvais lot. LeTAJO freine dans la cape, cherche à rejoindre la zone proche du patio de caballos, confirme son manque de caste au cheval comme aux banderilles. Le torero démontre sa technique pour retenir le manso dans la muleta et le laisser récupérer entre les séries. Mais son adversaire manque de moteur et de transmission. Et comme la conclusion à l’épée s’avère laborieuse, le triomphateur de la veille doit se contenter d’un salut au tiers.

On se prend à espérer quand sort le FUENTE YMBRO car sa mobilité permet un agréable toréo de cape. Mais, bien qu’il soit très ménagé à la pique, sa grande faiblesse de pattes ne laisse rien augurer d’intéressant. On est donc très surpris de voir FANDINO le brinder au public. Logiquement, la faena tourne très vite court, le toro chargeant à mi-hauteur et ne répétant pas ses charges. Devant l’abattement général des gradins, FANDIÑO abrège. Silence pour le matador, bronca à l’arrastre.

 

 

On connaît ADAME pour le coté juvénile (au contraire sa tête !) et son enthousiaste de ses prestations. Ce qui se vérifie face à son adversaire d’EL TAJO, le plus potable de l’après-midi. Dire que la faena  fut excellente serait mentir. Disons qu’elle fut plus élégante que profonde. L’estocade impressionnante et d’effet très rapide emporta l’adhésion. Oreille.

 

Le FUENTE YMBRO qui conclut la soirée était un manso avisé. Des capacités à répondre de loin aux cites pouvaient laisser entrevoir une faena intéressante. Le tableau s’assombrit rapidement, l’adversaire devient défensif et compliqué, trop en tout cas pour notre mexicain qui en termine de manière médiocre. Silence.

 

 

2.10 H de spectacle. Temps assez lourd. Arène pleine. Vu du balconcillo ombre,      79  €.

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 18:53

 

 

Chronique de la corrida du 9 juin 2014 à Vic-Fezensac

 

 

 

Encore une de ces soirées vicoises, où lorsque tout semble conduire à une profonde déception, il survient un événement qui transforme le ruedo en un lieu d’expression de toutes les passions.

 

Le sixième AGUIRRE était apparu, cherchant, depuis son entrée en piste, comment en sortir. Il avait failli y parvenir, retombant d’un rien coté arène après un instant en équilibre sur la barrière face au patio des caballos. Lorsque l’on parvint à sortir le picador. Celui-ci fait d’abord preuve d’une tranquille assurance, ne cherchant pas à piquer le puissant manso  venu le soulever à l’improviste. Suivent trois rencontres très courtes où le toro vient au contact pour s’enfuir après le contact du fer.

 

Afin de pouvoir enfin réellement piquer, le picador s’avance vers le milieu de la piste. Chacun a fait l’expérience des sourcilleux qui hurlent déjà lorsque un demi-sabot du cheval mord la raie blanche. Vous imaginez alors le volcan de cris accompagnant l’avancée du picador ! Profitant de l’aubaine, Cantinillo envoie au sol l’ensemble comme un fétu de paille. Le cheval roule sur lui-meme, le picador, à proximité immédiate du toro s’en sort par miracle. Bonijol saute en piste pour sauver son superbe cheval sur qui s’acharne le toro, le tout dans une tension et un chahut intenses.

 

Le picador sort sous les sifflets des uns, qui ne comprennent rien, et les applaudissements des autres, qui savent que tous les toros ne peuvent se lidier de façon identique.

 

Tercio suivant : les banderilleros jettent, plus qu’ils ne posent, quatre banderilles, une seule à la fois.

 

L’AGUIRRE, voyant s’approcher la muleta, repart vers sa querencia dans la zone entre patio de caballos et porte des torils. On pense à cet instant que LAMELAS, après quelques vagues tentatives, en finira avec le couard dangereux. On se trompe. Car, le torero, à l’instar de ses débuts bouillonnants en tant que novillero, va parvenir à arracher trois séries de derechazos à ce Cantinillo. Il n’y eut que trois séries, à l’ancienne, à des années-lumières de l’esthétisme mièvre du toreo de salon qui fait les délices des tendidos ombre du mois d’aout. Là, on était dans le « brutal » d’Audiard, dans le fruste, le mobile pour forcer le sournois à passer et tenter de canaliser la brutalité de sa charge. Tout cela tenait du miracle et, lorsque le torero enfonça une épée entière, tout le public exulta d’une joie soulagée que l’histoire se termine bien.

 

La pétition très largement majoritaire fit sortir le mouchoir au Président. Mais les gradins restèrent blancs et la bronca monta sans faire fléchir le palco. Pour moi ce Président eut raison et fit preuve de courage là où d’autres cèdent à la démagogie. LAMELAS méritait amplement cette oreille pour le courage dont il fit preuve pour réduire ce toro et lui arracher une douzaine de passes. Pour autant, cette faena réduite à si peu et une estocade valaient-t-elles deux oreilles ? Et, au final, une ou deux oreilles, est-ce que cela modifie le souvenir de ce moment ? On gardera l’image de la double vuelta d’un torero modeste et heureux, de ces humbles qui confèrent sa vérité à la Fiesta Brava. Quant au palco, entre laxisme ou trop grande sévérité, il a toujours tort…

 

Face à son premier adversaire (un sobrero), un manso, collaborateur sans caste, LAMELAS avait réalisé une faena sans engagement, se faisant souvent accrocher la muleta. Il termina par une entière d’effet très rapide. Suite à une pétition d’oreille très minoritaire, il crut pouvoir entamer une vuelta. Les protestations de majorité, auparavant silencieuse, la firent avorter immédiatement.

 

 

Pour Fernando ROBLENO, peu d’options : un premier toro plein de genio (applaudi à l’arrastre par une partie du public !) qu’il tua laborieusement. Le quatrième, comme la plupart du lot, ne remate pas, fuit la cape et confirme son manque de caste aux banderilles. Curieusement, le matador le brinde au public. La charge, déjà fade, s’éteint rapidement. ROBLENO insiste de manière aussi lourde qu’inutile, dans un climat d’ennui profond. Là encore,  conclusion peu brillante et cette fois encore, une partie du public pour applaudir la dépouille du manso décasté.

 

 

 

Javier CASTANO doit batailler à la cape avec la charge courte de son premier adversaire. Comme attendu, brillante démonstration des banderilleros qui saluent. Faena aussi désordonnée que la charge de l’AGUIRRE qui est mobile. Un tiers d’épée couchée puis une entière. Avis partagés sur le torero et incroyable constat : une partie du public réclame la vuelta pour le toro ! Pour comprendre ma stupéfaction, voici son comportement au cheval : premier rencontre dont il s’échappe au contact du fer ; deuxième où il pousse avec la tete en se collant latéralement au cheval et sortant seul ; au troisième contact, il cherche à contourner le cheval par l’avant et sort à nouveau seul ; quatrième plus poussée sur l’impact mais dégageant du cheval à nouveau sans sollicitation.

 

Le matador subit un désarmé du cinquième et saute la barrière à la cape. Sa mansedumbre aux banderilles parvient à mettre en déroute la « cuadrilla magique ». CASTANO commence par un toreo de chatiment tout à fait pertinent (et sifflé par une frange du public …) puis, au vu des coups de frontal envoyés dans sa direction, abrège sous les sifflets.

 

 

 

2.30 H de spectacle. Entre 2/3 et ¾ d’entrée. Vu du balconcillo ombre : 59€.

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 20:37

20 éme Bolsin .Temps superbe , 22° . Belle entrée . Une demi-douzaine de porteurs de pancartes cherchant en vain à nous culpabiliser et une vingtaine de gendarmes pour ce quarteron d'excités...

 

D'abord Tois erales de JOSE CRUZ : une soeur de charité pour EL GALLO (Ecole taurine de Valence ) qui aurait pu toréer jusqu'à lundi matin sans lasser cet eral mais en nous endormant en revanche tant le garçon exécute le toréo sans y mettre de l'âme(oreille ). JUAN DE DIOS (E.T de Salamanque ) fit face avec technique et aguante à un adversaire défensif .(Salut). Daniel GARCIA (E.T de Baza , je ne sais pas où c'est ...) montra déjà qu'il était au dessus du lot , démontrant une grande facilité technique et de la personnalité  devant un eral violent et défensif. (salut)

 

JUAN DE DIOS était éliminé sans démériter. Finale où Daniel GARCIA fut étonnant de sitio, d'aguante, de sens du placement , éxécutant parfaitement le toréo avec goût et vraie personnalité devant un eral intéressant (vuelta pour le JOSE CRUZ ; deux oreilles pour le novillero qu'on à hâte de revoir). Il éclipsa totalement EL GALLO qui fit deux cent passes pour recevoir quelques applaudissements polis.

 

 

Vu des gradins ensoleillés pour 17 €

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 12:15

Chronique de la troisième corrida de la Madeleine

 

6 toros d’EL TAJODE LA REINA pour

 

Juan José PADILLA : Oreille et deux oreilles.

Ivan FANDIÑO : Silence et deux oreilles.

Thomas DUFAU : Oreille et Oreille.

 

Sortie à hombros pour les trois toreros et le mayoral.

 

 

 

Temps très beau et chaud. Plein total. Présidence d’arène de plage.

 

Les photographes se ruèrent, à l’issue de la corrida, vers Joselito qui se trouvait dans le callejon, puis immortalisèrent la photo des trois toreros et du mayoral portés en triomphe. Au milieu de cet enthousiasme général, on perçut quand même quelques sifflets, preuve qu’il restait quelques aficionados lucides.

 

Car, disons-le, ce lot de toros, bien présentés, aux armures respectables, fut, à l’exception du cinquième, fort décevant. D’une bravoure limitée (et des piques quasi-symboliques pour économiser leurs forces) ces toros servirent  par leur mobilité mais avec une noblesse qui ôtait toute émotion à leurs combats. On ne retrouva que chez le cinquième le piment qui faisait l’intérêt de cette ganaderia. Par chance, il échut à FANDIÑO.

 

 

Première oreille incompréhensible pour PADILLA (octroyée sans pétition majoritaire) qui planta des banderilles très médiocres puis commença sa faena par sept passes à genoux, puis l’allongea inutilement alors que le toro ne se déplaçait quasiment plus. Estocade décisive.

De nouveau à genoux pour trois largas aforaladas. Banderilles encore très approximatives pour les deux premières paires la conclusion par un violin déclenche un enthousiasme surprenant. Faena débutée par statuaires, puis séries appliquées de la droite pour profiter de la bonté désarmante du toro. Le ton baisse à gauche d’où retour à un final « padillesque ». Estocade entière en arrière mais efficace et deux oreilles plus que généreuses.

 

Thomas DUFAU gagne du terrain à la cape face à son premier. Il cite de très loin en début de faena mais torée sans obliger le toro. D’où une ambiance tiède que ranime deux redondos inversés. Après une entière pasada et un descabello, une oreille protestée (pétition là encore minoritaire) tombe.

Dur de passer après FANDIÑO pour conclure la corrida. Il part donc se mettre à genoux à la sortie du toril. Mais le déboulé hésitant du toro ne permet pas une entame brillante. Le toro tombe à plusieurs reprises et est vivement protesté. Brindis à PADILLA et faena correcte avec une bonne série de naturelles. Encore des redondos inversés pour finir et une entière volontaire. Oreille plus justifiée que la précédente.

 

 

Nouveau triomphe pour FANDIÑO. Totalement mérité après une faena accomplie face à un toro qui avait plus de force et possédait une charge encastée. Qualités nécessaires pour mettre en valeur le toreo autoritaire et profond du bilbaino.  Faena superbe des deux cotés, avec des séries templées et rythmées. Un toréo d’une élégante et évidente sincérité. Malgré un pinchazo, l’estocade qui suivit permit d’obtenir deux oreilles cette fois-ci incontestables.

 

 

 

Mais, à coté de ce triomphe légitime, où va cette arène en dévaluant les trophées par une ridicule inflation de trophées.

 

 

Vu de la file 2 - tendido ombre - 74 €

 

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 19:15

Chronique de la première corrida de la Madeleine

 

 

 

Le Plumaçon était plein (et les places toujours aussi étroites !) à l’heure du paséo où le Juli, pressé, devança ses compagnons de trois bon mètres à l’arrivée sous le palco.

 

 

Traitons d’abord du lot de FUENTE YMBRO, bien présenté en gabarit et armures pour la catégorie de l’arène. Le quatrième était le plus beau mais se fracassa contre un burladero, et fût remplacé par un de ses congénères, d’une prestance un peu moindre. Certains se montrèrent physiquement un peu justes : le deuxième fut protesté par une partie du public, le troisième eut du mal à tenir la distance en raison d’une patte avant droite faiblarde. On ne mettra pas ces limites sur le dos des picadors car, hormis le troisième et le sixième (ce dernier avec plus de force), les toros ne s’employèrent guère au cheval. Le cinquième ne subit que deux piques quasi-symboliques.

Dans le reste du combat, tous affichèrent de la mobilité et de l’allant, les deuxième et cinquième étant les plus collaborateurs, à l’inverse le premier présentant le moins de facilité. On peut regretter cependant un manque de supplément d’âme chez ce lot, ce plus qui transforme une bonne en grande soirée.

 

 

Commençons par Matias TEJELA que je n’avais pas vu depuis longtemps et dont, au vu de sa prestation d’hier, je peux me passer pendant encore un bon moment. Un « pegapase », anodin à la cape, pénible à la muleta, toujours la jambe de sortie en retrait, approximatif dans son placement, avec une fin de faena « pueblerina ». Une estocade en perdant la muleta mais à l’efficacité très rapide qui lui permit de couper une oreille.

Lors de la  seconde faena, la qualité des passes fut à l’inverse de leur quantité. Entretemps, le public avait vu la différence entre le clinquant et le véritable. Malgré une nouvelle épée décisive, la part des naïfs restante n’était pas suffisante pour que la pétition soit majoritaire. Soulagement.

 

 

Et le JULI ? Lui aussi est parti à pied et ce n’est que justice. Face au plus compliqué qui balançait des derrotes à droite et ne se livrait guère, il fit le métier correctement, plus habilement que sincèrement pour conclure à l’épée. Comme il se trouvait bredouille à la sortie du quatrième bis, il fit l’effort, pour tirer la charge d’un toro rétif à démarrer mais qui chargeait ensuite avec force et noblesse. Après les redondos classiques du chef, ceux qui donnent le tournis, la faena atteint son sommet par trois redondos inversés puis un quatrième dans le sens normal, le tout sans rectifier sa position. Mais, à abuser de « porfia », il finit par agacer une partie du public. Et le saut de l’ange à l’épée tout en se jetant de travers me donna l’occasion d’un petit débat avec mon voisin de derrière qui n’avait « jamais vu une aussi belle estocade ! »  La pétition n’était peut-être pas majoritaire en nombre de mouchoirs, mais le niveau de décibels de ses partisans emporta la décision pour une oreille ne suscitant qu’un enthousiasme modéré durant la vuelta.

 

 

FANDIÑO n’est pas étranger à cette nouvelle lucidité du public du jour. En toréant avec une évidente simplicité et sincérité, en tuant avec un engagement admirable, il remit ses compagnons de cartel à leur vraie place.

 

Avec d’abord un aperçu à la cape lors d’un quite reposé au premier toro de TEJELA, puis un début par cambio serré au centre de la piste lors de sa première faena. Il enchaîna par des séries à droite en avançant la muleta loin devant, en chargeant la suerte, le tout avec rythme et temple. Un toréo naturel qui me faisait revenir en mémoire celui du César RINCON de la grande époque. Hélas, l’animal manquait de moteur face à la puissance de la muleta du torero. Une estocade de face d’une rectitude admirable fit tomber deux oreilles ratifiées par un public totalement ravi.

 

Le sixième, manso con casta, qui s’enfuyait de la cape, puis de la muleta, fut contraint d’y revenir et d’y rester par le fait d’un poignet technique et autoritaire. La démonstration de classe et de bon goût se renouvela à droite. A gauche, le toro se défendait et menaçait mais FANDIÑO soutint l’épreuve sans pouvoir toutefois parvenir à lier de véritables séries. Conclusion par ces manoletinas souvent vulgaires mais, en l’espèce, émotionnantes car très ajustées. Estocade à nouveau superbe après un pinchazo initial gardant l’épée.

 

En somme, une après-midi salutaire qui remet les idées en place.

 

Face au cinquième qui venait comme un avion, José Otero de montra magistral en deux paires de banderilles et salua très légitimement.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 00:47

Vic-Fezensac. Dimanche 19 mai 2013.

 

6 toros de CEBADA GAGO

 

pour:

 

 

Fernando ROBLEÑO (Salut au tiers et Oreille)

 

Fernando CRUZ (Silence et Silence)

 

David MORA (Silence et Salut au tiers)

 

 

(Vuelta posthume pour "Sonambulo", sorti en sixiéme)

 

 

 

Paseo retardé d'une demi-heure pour remettre la piste en état suite à une averse survenue dix minutes avant l'heure. Alternance de soleil et de pluie ensuite. Temps frais devenant froid sur la fin de la soirée. 4/5ème d'arène.

 

 

Un lot de toros  bien présentés ,au moral varié avec deux animaux décastés d'abord puis trois plus ou moins compliqués mais présentant de l'intérêt et un sixième animal de classe.

 

F.ROBLEÑO tel qu'en lui-même coupe une oreille trés légitime ; F.CRUZ digne mais sans option ; D.MORA démontre ses qualités de capéador mais ne fait pas l'effort , hélas, pour se mettre  à la hauteur de son superbe second adversaire.

 

 

 

 

11° et une pluie soutenue vers 21.15 H, on a connu des soirées plus agréables dans les arènes. Il fallait toute la classe de « Sonambulo », ultime exemplaire du lot de CEBADA GAGO pour nous faire supporter ces conditions.

 

David MORA, encore excellent capeador, n’a pas voulu, car je pense qu’il en avait les moyens, de se mettre au niveau de cet excellent toro qui de sa sortie jusqu’à sa fin, se montra exemplaire, faisant de plus briller la cuadrilla : charge enthousiasme dans la cape, deux piques sérieuses en partant avec beaucoup d’allant, en poussant fort avec fixité. Le piquero est applaudi Constant et clair face aux banderilleros qui saluent. Dans la muleta, il chargera avec constance et style.

 

Il méritait plus qu’une faena élégante certes, allurée par moment, mais sans l’engagement et la profondeur que cette noblesse méritait. Une conclusion volontaire et engagée aurait un peu masqué ces insuffisances. Las, après deux pinchazos , MORA mit une épée entière en abandonnant la muleta de façon peu élégante et il fallut encore deux descabellos pour conclure.

 

Un salut contre une vuelta pour son adversaire, l’identité du vainqueur était évidente.

 

Dommage…

 

 

Un autre toro permit de supporter cette ambiance de tienta hivernale : « Dolorido » , sorti en quatrième pour Fernando ROBLEÑO, même costume et même volonté que lors de la mémorable Madeleine 2012.

 

Il fallut un certain temps au public, certes transi, pour apprécier à leur juste valeur, les mérites du torero qui dut batailler ferme avec sang-froid, technique et courage pour s’imposer face à ce retors qui, après un début vif à la cape, une prestation correcte à la pique, se montra très collant au tiers des banderilles.

Le début de la faena le vit assez imprévisible, violent dans ses charges et envoyant des derrotes impressionnants à droite. Le torero laissa passer l’orage, le contint pour enfin le soumettre pour des séries à gauche de qualité.

Une tiers d’épée puis une entière bien portée pour une oreille bien méritée, celle de la sincérité et de la probité.

 

 

 

 

 

 

 

 

Fernando CRUZ n’a pas eu d’adversaires de la dimension des deux précédents. Affichant toujours cette mine de moine doutant de l’existence de Dieu, il mena un combat incertain face au cinquième CEBADA GAGO qui avait fière allure mais affichait un moral  âpre et très défensif. Par moment, on put entrevoir des bribes du toreo profondément classique et épuré dont est capable ce matador. Mais on finit avec une impression brouillonne, associée à l’averse drue s’abattant en fin de faena et aux huit descabellos succédant à une bonne entière contraire.

 

 

Parlons du bon troisième qui s’engouffrait dans la cape et se retournait comme un chat du coté droit, qui prit trois piques de manière spectaculaire. A la muleta, il se montra finalement assez noble avec des pointes de genio se manifestant de temps à autre. MORA fit montre d’une tranquille maîtrise et bonnes manières, sauf pour la conclusion qui s‘avéra laborieuse.

 

 

Evacuons les deux premiers animaux, faiblards et décastés qui nous firent craindre une corrida désastreuse avant que la seconde partie nous sauve de l’ennui.

 

 

 

 

 

Vu de la file 8 du tendido ombre (bien vu !) : 59€.

 

 

 

 

 

 

 

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