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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 21:04

 

 

6 avril 2013. Arènes du Plumaçon. Festival taurin

 

 

Patrick VARIN (Salut au tiers)

 

Julien LESCARRET(Oreille)

 

Medhi SAVALLI(Silence)

 

Jérémy BANTI(Oreille)

 

EL MONTENO(Salut)

 

Louis HUSSON(Oreille)

 

 

Temps frais, nuageux et parfois ensoleillé. Un cinquième d’arène. Présidence de Didier Gaudin. Orchestre montois pour la musique. 2.15 H de spectacle.

 

 

Ce fut un après-midi plaisant et varié. Après la présentation, quelque peu gâchée par un micro capricieux, du Comité Handi-sport, bénéficiaire d’une partie de la recette et un petit hommage à Patrick Poey, récent retraité des ruedos, le festival débuta.

 

 

Un des plaisirs de ce genre de spectacle réside dans la nostalgie. Des souvenirs reviennent en voyant Patrick VARIN. Plaisir de retrouver ces instants allurés, cette élégance dans quelques naturelles données à un MEYNADIER mobile mais à la noblesse un peu désordonnée. Un final un peu laborieux le priva de trophée mais pas de l’estime publique.

 

 

Julien LESCARRET, en costume de ville et béret sur la tête, toujours affuté, sûr de lui, simple et souriant, démontra facilité et technique pour venir à bout d’un YONNET un peu compliqué. Estocade aussi décidée qu’efficace pour une oreille méritée et une vuelta fêtée.

 

 

Medhi SAVALLI, avec une tenue sortie des « tontons flingueurs » s’est coltiné un PAGES MAILHAN, manso violent et indigeste chargeant tête haute et se défendant. Banderilles rapides et approximatives. Ensuite le torero fit, dans son style, des efforts méritoires mais la conclusion longue à l’épée refroidit l’ambiance.

 

Contraste pour Jérémy BANTI, costume-cravate et gueule de jeune premier, qui reçut un petit GALLON d’une grande bonté et d’une mobilité remarquable. Beaucoup de passes dont certaines très élégantes (dans le registre délicat qui est le sien) sur la fin de la faena quand la charge de son adversaire devint un peu plus apaisée. ¾ d’épée de gaucher et oreille.

 

 

Le changement d’apodo de Mathieu GUILLON en EL MONTEÑO est la seule différence notable. Pour le reste, le garçon demeure sans confiance, sans recours, sans volonté. Ce qui le fit gâcher les possibilités du TARDIEU qui lui était opposé. Une épée aussi habile que peu engagée lui procura un salut bien flatteur.

 

Bonne surprise (pour moi qui le découvrait) que ce jeune Louis HUSSON, sérieux et élégant, volontaire face à un eral de MALABAT à la noblesse pagailleuse. Une entière engagée au troisième essai lui permit de couper une oreille et donne vraiment envie de le revoir.

 

 

(Vu de la barrera en arrivant assez tôt , entrée générale : 20€)

 

 

 

 

 

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 19:22

 

 

Le soleil bien présent me fait m’orienter vers les places à l’ombre. Comme aux guichets soleil, il n’y a plus de places en dessous des 34 € au soleil, 36€ à l’ombre. Va donc pour un rang 7 à l’’ombre. En rentrant, il me semble que les rangs au dessus ne sont pas totalement remplis mais bon… Comme ils sont encore plus vides en dessous, je descends pour occuper une delantera  proche du burladero de lidia.

 

 

Cette proximité avec la piste n’est pas superflue pour garder de l’intérêt durant toute la soirée, tant les MORENO DE SILVA, dont la réputation avait permis une très belle entrée, se sont avérés décevants. Voici le détail de leur œuvre.

 

Le premier affiche une bonne charge à la cape, ne prend qu’une pique (vite relevée car il n’est pas très gaillard des pattes) sans vraiment s’employer. Mobile aux banderilles, le novillo chargera ensuite lentement, à mi-hauteur, d’une charge noble et lénifiante.

 

Le second ressemble comme un jumeau au précédent, avec quelques kilos supplémentaires. Il ne met pas la tête dans la cape, se contentant de coups de tête. A la pique, des hachazos en direction du picador. Après qu’il se soit promené partout en piste, seconde rencontre en poussant par à-coups successivement latéralement puis derrière puis devant puis sur le coté opposé du cheval. Un petit saut lors de la pose de la première paire de palos.

La faena ? Andarin, et distribuant des coups de tête dans la muleta. Bref, un manso  pur jus qui rejoindra bien sûr les planches pour mourir.

 

Le troisième est mieux armé et d’un trapio supérieur aux deux précédents. Première pique courte mais poussée avec force. Seconde où il répond avec vivacité au cite du picador. Met les banderilleros en difficulté. Dans la muleta, il charge sans humilier, charge d’une noblesse insipide et incommode du fait de coups de tête quasi-permanents.

 

Le quatrième a plus de volume et d’allure. Il refuse la moindre passe de cape, freinant, jetant pattes avant et donne des coups de tête.  Il prend la première pique avec plus de violence que de bravoure Seconde où, cité de loin, il part de manière spectaculaire. Troisième similaire mais avec le regaton.  Mobile et agressif aux banderilles. Ensuite, il se contentera de se défendre par des coups de tête à droite. A gauche, c’eut été pire mais il resta inédit.

 

Le cinquième, beau aussi, vient au trot dans la cape. Conséquence, pas une passe. Il prend une superbe première pique, longue, poussant fort avec les reins. Comportement sans rapport lors de la seconde où il ne pousse que par intermittence avant de sortir seul. Il se montre désordonné au tiers suivant. Comme le troisième, il se déplace dans la muleta avec un fond de noblesse asthmatique agrémentée de rouerie latente.

 

Le sixième, applaudi à sa sortie pour sa prestance et ses armures, défile sans se fixer à la cape. C’est lui qui prendra la plus belle pique de l’après-midi, poussant très fort avec constance et fixité. Mais là encore, lors de la seconde, il baisse beaucoup de ton, ne chargeant que par intermittence en se reculant du cheval avant d’y revenir. Charge bonasse à mi-hauteur sans transmission, avec le moins de scories pénibles parmi les six.

 

 

En face, les novilleros étaient arrivés pleins de préventions, légitimes, sur leurs opposants. Et, de fait, cet état d’esprit provoqua une prudence excessive ne leur permettant pas d’exploiter les bribes de noblesse existantes. Ceci étant dit, la fadeur des charges ne leur aurait pas permis de miracles.

 

GOMEZ DEL PILAR démarre bien à la cape, puis reste très distant à la muleta au premier. Deux désarmés puis mise en place laborieuse. Entière habile.

Ne peut rien au capote au quatrième, esquisse l’amorce d’une série à droite, se garde bien d’un essai à gauche, conclusion d’un tiers d’épée suivis de cinq descabellos.

 

ADRIAN DE TORRES n’a rien fait de bon de la soirée. Totalement absent de la lidia à ses deux novillos, forts indigestes il faut le reconnaître. Il n’y avait pas grand-chose à faire avec le deuxième mais l’horrible estocade dans le flanc était quand même du plus mauvais effet.

Totalement déboussolé devant le cinquième qu’il contribue à décomposer par ses reculades, il termine sa triste prestation par un pinchazo donné en se jetant dehors avant une entière desprendida..

 

JAVIER JIMENEZ donne un toréo de cape plus électrique que centré  au troisième. Faena très lointaine et sans parvenir à lier des passes. Un pinchazo hondo suivi d’une entière contraire.

Brouillon à la cape face au sixième, il va saisir sa chance face au plus praticable du lot. Oh, rien qui ne reste dans le souvenir : faena-foutoir en tirant des lignes sans toréer vraiment. Une estocade décidée résultant ladeada tout en étant contraire ! Succédant à l’absence de volonté des deux autres, cela suffit pour qu’une partie du public demande et obtienne l’oreille.

 

 

Le meilleur de l’après-midi ? Le brillant tercio de banderilles offert par la bonne cuadrilla de GOMEZ DEL PILAR au quatrième novillo.

 

 

 

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Prochain déplacement : "Nuit du toro à Vic" ce vendredi...

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 22:38

 

 

(Chronique de la cinquième corrida de la Madeleine 2012)

 

 

Malgré toutes les subtilités sémantiques, arabesques oratoires et art consommé de l’euphémisme que pratiquent Marie Sara et Guillaume François ; les leçons de cette Madeleine 2012 apparaissent éclatantes. Le public est sorti satisfait de la corrida de MARGE, enthousiaste de celle de FUENTE YMBRO, ému de celle d’ESCOLAR GIL. A l’inverse, il s’est retiré ennuyé lors de celle de PARLADE et désabusé pour celle de JANDILLA.

 

Combien faudra-t-il d’autres d’exemples pour faire cesser cette hypocrisie et leur faire admettre publiquement ce dont ils sont, comme nous, convaincus, à savoir que les figuras défigurent la Fiesta Brava ?  Que le public, malgré les discours creux et répétitifs pour nous vanter ces merveilleux artistes, finira par ne plus prendre des vessies pour des lanternes et d’anémiques toritos sans race pour des taureaux de combat.

 

Et si l' amour de la corrida clamé si haut et si fort n’était pas une raison suffisante à ces organisateurs  pour les pousser vers cette révolution, on pourrait leur glisser, qu’en sus de satisfaire le public, leurs marges bénéficiaires n’y perdraient rien, bien au contraire…

 

 

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Six toros d’ESCOLAR GIL (Avila)

 

Pour :

 

Fernando ROBLEÑO (Salut au tiers ; Vuelta et Oreille)

Javier CASTAÑO (Salut au tiers)

Julien LESCARRET (Oreille et Oreille)

 

Le prix pour la meilleure cuadrilla fut attribué à celle de Javier CASTAÑO. Les banderilleros de Julien LESCARRET saluèrent après les poses au troisième et sixième.

 

 

Après que Julien LESCARRET ait été honoré par la ville de Mont-de-Marsan pour sa dernière apparition au Plumaçon, les choses sérieuses commencent.

 

Fernando ROBLEÑO donne quatre bonnes véroniques à Secretario qui se retourne vivement et prend quatre piques en montrant de la codicia.. Le picador est applaudi. Les banderilles n’ont rien d’une formalité, la troisième paire étant très méritoire.

Le matador brinde au public mais sa faena, toute sérieuse et appliquée qu’elle fût, ne passe pas la rampe, le toro restant très terne dans sa charge à mi-hauteur. L’estocade, bien décomposée, résulte contraire et en arrière, deux descabellos pour finir. Salut au tiers.

 

 

Manchero est applaudi à sa sortie. Il se retourne comme un chat sauvage dans la cape de Javier CASTAÑO et remate contre les planches. Avec un seul picador en piste pour permettre de placer au centre et même au-delà du centre, on assiste à un magnifique tercio de quatre piques avec des cites spectaculaires du piquero qui recevra une ovation énorme du public debout jusqu’à sa sortie de la piste !

Il se confirme, lors du tiers suivant, que le torero bénéficie d’une excellente cuadrilla : trois paires de palos exposées.

La muleta du matador est autoritaire pour réaliser une faena technique mais peu spectaculaire face à un toro très rugueux. Un pinchazo prudent précède une entière décidée. Salut.

 

 

Palmitas d’encouragement pour Julien LESCARRET. Tartanero jette les pattes dans sa cape. Un sacré client pour les péons car, lorsqu’il poursuit quelqu’un, c’est jusqu’aux barrières et le coup de corne n’est jamais loin.

Comme le premier, en trois rencontres, il se montre louche au cheval sautant vers le picador, puis tentant de crocheter la patte avant droite.

Manolo de los Reyes fait son effet aux banderilles en marchant à grand pas vers le toro avant de (bien) planter les bâtons. Julien prend la muleta et commence à droite. Charge noble mais exigeante, baissant le mufle. Seconde série où l’exigence de cette charge déborde le torero qui doit rompre. Troisième où il soutient, non sans mal, cette impétuosité. Quatrième où il est désarmé.

A gauche, contraste total, la charge d’une noblesse douce permet de dessiner trois séries de naturelles, la seconde de trois-quarts face, comme la troisième où, de plus, très relâché, le torero a jeté l’épée.

Un pinchazo puis une entière bien portée, en place et d’effet très rapide. Forte pétition, oreille et vuelta très fêtée.

 

 

Mirlito fait sensation à sa sortie : long, imposant et fortement armé de cornes partant vers le haut et l’extérieur. Avec la cape, ROBLEÑO doit se contenter d’esquiver les coups de corne envoyés sans pouvoir réaliser une véritable passe. Trois piques prises sans véritable bravoure. A l’issue du tiers, il donne des sueurs froides à un péon, complique la tâche des banderilleros en ne répondant pas à leurs cites. Bref, un client ni clair, ni commode, qui confirme d’entrée sa mauvaise volonté en menaçant le matador dès qu’il approche la muleta.

Là, c’est, dans l’immense majorité des cas, quelques coups de torchon, des mouvements de tête du torero pour signifier qu’il n’y a vraiment rien d’autre à faire que d’aller chercher l’épée pour en finir au plus vite d’une estocade le plus souvent hideuse.

Mais en piste, cette fois, nous avons un torero qui, à la surprise générale va s’accrocher, et, à l’ébahissement de tous, va parvenir à voler, au bout d’une bagarre terriblement exigeante, à force d’un acharnement admirable deux séries de passes sur chaque coté. Ovation du public sidéré.

Les deux pinchazos sont applaudis et l’épée un peu basse ne fait pas taire les cris de « Torero, torero ! »  Vuelta émouvante.

 

 

J’attendais avec impatience la sortie de Canario qui m’avait paru le plus impressionnant lors de l’apartado. Au murmure, puis aux applaudissements du public, il se vérifie que mon opinion est partagée. Lors des véroniques, ce superbe animal se retourne très sèchement.

Lorsque Javier CASTAÑO le cite pour la mise en suerte, le toro déboule comme une fusée, envoie le torero en l’air et, alors qu’il n’a pas touché le sol, lui décoche des coups de dague impressionnants de violence et de précision.

On écarte le fauve, on relève le torero, on l’emporte en le soutenant vers l’infirmerie.

ROBLEÑO prend les choses en main et quatre piques fort appuyées n’empêcheront pas « Canario » de semer la panique dans le ruedo. Une partie du public proteste contre la sévérité du châtiment. Une autre, plus lucide et attentive, constate que cela n’altère guère le potentiel du démon en piste. La faena : une reproduction du combat à la vie à la mort du précédent. Avec la même énergie, la même volonté et la même technique. Admirable ! Lorsque le (petit) matador se jette sur le (haut) toro pour une estocade magnifique, l’arène est debout. Mais on a oublié qu’il existe en piste un animal qui ne se rendra jamais, un mort qu’il faut tuer. Sept descabellos pour venir à bout d’une résistance extraordinaire.

Le matador, désolé, mortifié de cette conclusion, traverse la piste pour revenir vers le callejon. Malgré l’énorme soutien du public, il sait que l’oreille est perdue. Puis quelques mouchoirs apparaissent, suivis d’autres, encore d’autres. La pétition croit, l’arène blanchit. Au palco, Marcel Garzelli exhorte par gestes le public à pousser à la demande. Il est exaucé et le mouchoir sort. Seconde vuelta de très forte intensité, de gratitude réciproque. Un grand moment.

 

 

Il reste à Julien LESCARRET à conclure face à Cedido II, un toro d’un tamaño impressionnant. Très décidé, il gagne du terrain avec autorité lors d’une bonne série de véroniques, exploitant la belle charge de son adversaire.

Après trois piques trahissant une bravoure entachée de scories, le tercio de banderilles permet aux banderilleros de répéter leur salut réalisé au troisième.

Julien a compris qu’il a touché le bon lot car ce toro charge avec classe, surtout à gauche, son museau caressant le sable. De plus, comme son précédent adversaire, cet animal donne de l’importance à la faena. Si le torero n’a sûrement pas été à la (grande !) hauteur de son adversaire, il a néanmoins su saisir sa chance avec beaucoup d’aplomb. Et conclure avec habileté. Entière un peu plate et deux descabellos. Oreille et adieux d’un public ravi de cette heureuse fin.

 

 

Conclusion « a hombros »pour les deux toreros (l’émotion générale annihila toute protestation devant cette entorse à la règle) ; les picadors et Bonijol venant saluer en piste. Seul le mayoral, toute en retenue pleine de classe, refusa l’invite à les rejoindre.

 

 

 

Beau temps, température agréable, quasi plein, léger vent.

 

 

Vu  de la file 4 tendido ombre : 73 €

 

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 19:05

 

 

 

Contrairement aux craintes des organisateurs, les gradins étaient pleins. Des nuages et une brise rendaient la chaleur très supportable, bref des conditions très agréables pour suivre une soirée animée par un lot de MARGE de gabarit conforme à ce que l’on peut espérer ici et d’armures fort respectables. D’un moral variable suivant les exemplaires mais possédant de la mobilité, des pattes et une dose de caste, des ingrédients qui se font si rares par les temps qui courent.

 

 

Premier destin, celui d’un torero, qu’on a l’impression de connaître depuis la nuit des temps et qu’on imagine qu’il continuera à toréer bien après nous. N’étant pas suspect de bienveillance envers lui, j’e n’en suis que plus à l’aise pour avouer que j’ai apprécié hier sa prestation.

Enrique PONCE a, et c’est heureux, hérité du lot le plus compliqué. Son premier adversaire possède une charge claire à la cape et pousse avec enthousiasme dans la première pique et vient avec vigueur lors de la seconde rencontre. Il garde de l’agressivité lors du tercio de banderilles.

PONCE brinde au public et démontre ensuite l’étendue de sa technique pour corriger la réticence à charger et à répéter les charges de l’animal. Le tout en deux séries qui mettent en confiance son adversaire et ajuster le tempo pour éviter les accrochages de la muleta. Le tout sans les mièvreries agaçantes réalisées face aux « toros artistes » et avec, en point d’orgue, une très allurée série de naturelles.

Estocade habile et efficace. Rien à redire sur l’oreille demandée, accordée et ratifiée par le public lors de la vuelta.

 

Le quatrième MARGE, à la jolie robe et aux armures inquiétantes jette les pattes et freine dans la cape. Il file comme une fusée sur les chevaux à peine sortis du patio. Il pousse avec plus de rage que de bravoure, apparaît distrait lors du quite, agite beaucoup la tête au cours du tercio de banderilles, et va confirmer ces signes de mansedumbre ensuite.

 Surtout à droite, avec une corne chercheuse et très accrocheuse qui menacera à plusieurs reprises le torero. Il fallait une sacrée maîtrise technique pour extirper la faena, forcément peu spectaculaire qui nous vîmes. Final un peu compliqué à l’épée compte-tenu du danger de la corne citée plus haut.

Mais la partie la plus attentive et avertie du public fait saluer PONCE pour le remercier de ses efforts.

 

 

Second destin, celui d’un bretteur genre gueule cassée, figure de pirate depuis la cornada que l’on sait. Le public, ému, le fait sortir du burladero pour répondre à l’ovation avant la sortie du troisième toro. Brusque et vulgaire à la cape. L’animal, noble, part sur le picador sans mise en suerte et manque faire chuter le cheval en le coinçant contre la barrière. Comme il manifeste des signes de faiblesse, on change le tiers après une seconde rencontre peu poussée.

Tercio de banderilles partagé avec Mathieu GUILLON. Médiocre paire avant le classique « violin ».

Brindis au centre, la main sur le cœur, début à genoux près des barrières puis faena facile face à un toro sans difficultés. En allongeant inutilement la faena, le torero subit un désarmé. Final agité pour faire monter l’ambiance. Estocade fulminante qui justifiait l’oreille. Mais la seconde réclamée et obtenue par le public était vraiment de trop.

 

Le cinquième, un colorado rondouillard, passe sans malice dans la cape de PADILLA, déployée d’une surface suffisante pour couvrir les arènes !  A la première rencontre, le Margé contourne le cheval par l’avant et cherche le cou de celui-ci. Il parvient à désarmer le picador. Lors de la seconde rencontre, il pousse avec énergie de manière plus orthodoxe.

Aux banderilles, le matador se montre très médiocre à la première paire, plus centré à la seconde et pose l’éternel violin au deuxième essai. Malgré cet à-peu-près, il est fêté par le public.

La faena sera longue et ennuyeuse, les responsabilités étant partagées entre le Margé tardo, soso et chargeant à mi-hauteur et PADILLA quelconque dans un premier temps puis versant dans une pénible séquence de porfia et desplante pour chauffer la salle.

Entière ladeada moins engagée qu’au toro précédent, la ronde effrayante, (ne suscitant aucune réaction du public) des péons aidant bien à la conclusion.

Salut au tiers très bienveillant.

 

 

Venons-en au triste destin d’un garçon qui s’est voulu et qui est devenu matador dans sa ville. L’objectif est accompli mais il s’agit là du seul point positif d’une soirée que le public et le matador vécurent avec un fatalisme désespéré tant Mathieu GUILLON afficha les lacunes que ses dernières saisons avaient mises  en évidence et qui éclatèrent face aux deux meilleurs toros. Mais la barre était vraiment trop haute pour un torero désormais seul, sous-entrainé, sans technique suffisante ni volonté farouche.

Le toro de la cérémonie, ensellé, armé large, fut applaudi à sa sortie en piste. Mathieu le reçoit à la cape, plutôt joliment mais sans grande confiance. Le Margé pousse en se tenant collé en parallèle au cheval. La seconde rencontre est peu appuyée mais le toro fléchit en sortant.

PADILLA parait surpris que Mathieu l’invite à partager les palos pour son toro d’alternative. Paire anodine et très (trop !) applaudie du « Cyclone », Mathieu se montrant correct dans une paire classique et un violin. A noter une lidia des plus laborieuses d’une cuadrilla bien à la peine…

La faena ? Malgré une charge noble et sans difficulté particulière, Mathieu restera très marginal, tirant des lignes sans toréer vraiment. La muleta souvent accrochée et sans jamais lier les passes.

L’estocade ? Deux entrées (ou plutôt sorties !) à matar pour une épée basse.

Applaudissement épars ne justifiant pas la sortie.

 

Après sa prestation initiale, personne n’imaginait que le nouveau matador sortirait avec une réelle volonté de triompher à son second adversaire. Son attitude prudente au capote le confirme de suite.

Trois rencontres au cheval, la dernière en le plaçant de loin. Aux banderilles, le désastre commence : un interminable tiers avec accumulation de capotazos maladroits, une première paire plantée sur le flanc car Mathieu a été surpris par la vitesse du Margé. Si la seconde est correcte, il n’y en aura pas de troisième suite à deux tentatives de violin se terminant par des banderilles jetées et des poursuites affolées.

Avec la muleta, reprise d’une position très marginale, des passes données une par une, de désarmés, d’une absence de toute maitrise de la charge. Le toro, pourtant sans mauvaise intention, finit par se décomposer devant cette bouillie et prend une querencia près des barrières.

Mathieu tentera donc de jeter quelques épées sur le toro marchant en longeant les barrières. Il avait parcouru la moitié de la circonférence lorsque sonne le troisième avis que chacun pressentait comme inéluctable (malgré les tentatives d’aide du chef de lidia) tant le torero paraissait paniqué et désespéré.

Le public, dans son immense majorité, resta silencieux, conscient d’assister à l’enterrement d’une illusion.

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 10:59

 

Chronique de la corrida vicoise du 26 mai 2012

 

 

 

Voilà bien longtemps qu’à Vic, comme en bien d’autres lieux, on a abandonné la mention du poids sur les pancartes annonçant les taureaux.

Le public évalue donc lui-même cette donnée à la sortie de l’animal, ce qui n’est pas aisé et ne suscite que rarement des réactions. Sauf, comme hier, lorsque le décalage avec la norme habituelle apparaît par trop évident. D’où les protestations lors des sorties des deuxième et quatrième ESCOLAR GIL, tristement efflanqués et franchement imprésentables pour le ruedo vicois. On s’interroge pour comprendre comment les responsables locaux ont choisi et laissé embarquer un lot aussi disparate comportant deux exemplaires de trapio respectable et deux autres de si pauvre aspect. Et, pour couronner le tout, la sortie initiale du sobrero, très massif, fit passer le deuxième  pour un eral.. Il n’y eut donc personne pour penser à ce désastreux effet de contraste ?

 

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Ambiance un peu particulière autour des arènes et en ville ou quelques festayres essayaient de manière un peu pathétique de faire croire que la fête pouvait perdurer malgré sa suppression. Les visages désolés des restaurateurs et limonadiers prouvaient le contraire.

 

Les aficionados avaient leurs aises sur les tendidos remplis aux 4/5éme. Temps agréable, les conditions étaient tempérées sauf pour le maire qui entendit une forte bronca en remettant la clé à l’alguazil. La déchirure locale persiste.

 

On annonce au micro la sortie du sobrero d’EL RISCO en lieu et place d’un ESCOLAR GIL blessé.

 

C’est un tio cinqueño qui déboule, armures en rapport ! Faible des pattes avant bien qu’il ne se livre guère dans la cape. Il cherche à désarçonner le picador par des coups de tête. Lors de la seconde rencontre, il pousse avec la tête puis sort seul. Le FUNDI étudie l’adversaire puis donne une série à droite où le toro s’engouffre avec allant. A gauche, il se retourne vivement et jette les pattes. Deux autres séries démontreront que la technique du matador est encore présente mais si le toro s’est rendu, ses forces s’en sont allées et il faut conclure, par deux-tiers d’épée et un descabello. Salut au tiers.

 

 

Sort donc une « carte à jouer » qui provoque un murmure interloqué sur les gradins. Le picador se montre très précautionneux dans deux rencontres bienveillantes.

Dans la muleta de ROBLEÑO, le toro charge sans caste et à mi-hauteur. Les efforts du torero ne suscitent donc qu’un intérêt poli Une entière décidée et desprendida.. Salut au tiers pour le matador, sifflets pour le torito.

 

 

Sergio AGUILAR reçoit un rondouillard qui sort avec vivacité. Toreo de cape élégant par parones conclu par une jolie rebolera.

Le toro fait bonne impression lors de la première pique mais ne pousse que par à-coups et sort seul de la seconde. Il ne se prête guère aux banderilles et confirme ses mauvaises manières lors de la faena : il ne se pare pas, reste tête haute et refuse de mettre la tête dans la muleta. Le matador ne peut arracher qu’une série à droite et deux ou trois naturelles avant d’expédier le manso d’une fort laide épée très basse, en avant et verticale. Silence.

 

 

Quand arrive le quatrième, sosie du deuxième en gabarit, le public passe de l’apathie à la colère et l’ESCOLAR est longuement protesté. Le gag d’un picador s’éjectant lui-même du cheval distrait le courroux populaire, d’autant plus que l’animal s’avère d’une grande noblesse, chargeant suavement, le mufle caressant le sable. Le FUNDI exploite bien ces qualités, avec notamment une jolie série à gauche. Mais, à trop vouloir allonger la faena, il s’embrouille, un désarmé, des approximations face à un toro se décomposant et voila une conclusion laborieuse : Deux pinchazos, un descabello. Salut au tiers. Le dernier ?

 

 

Le beau cinquième ESCOLAR affiche ses origines Saltillo. ROBLEÑO réalise quatre superbes véroniques pleines de garbo auxquelles le public ne fait pas assez cas. Le toro fait d’intenses efforts pour désarçonner le picador. Pousse peu dans la seconde rencontre où la pique est vite relevée.

Les banderilleros pratiquent le « jeté » de palos et l’on passe à la faena longue, muleta à mi-hauteur pour ne pas « obliger » le toro et l’économiser. Séries élégantes, fluides, enchaînées. Le tout de très bon goût sans émotion. Pour finir, l’animal n’ayant plus guère de passes, toreo de porfia lassant. Après un tiers d’épée, une bonne entière d’effet rapide. La pétition est importante mais non majoritaire. Le Président refuse justement l’oreille et le maire trouve un compagnon de bronca.

 

 

Le dernier toro est très beau. Sur un cite à la cape, il fonce sur Sergio AGUILAR qui en sort sonné. Comportement de manso de gala, sautant comme un cabri pour s’enfuir des deux premières rencontres avant de prendre une pique dans la zone de sa sortie. Le matador prend la muleta. Au troisième cite à gauche, le manso sournois lui fonce dessus et le soulève sans mal. Il convient d’abréger, ce que fait AGUILAR de manière très prudente : trois pinchazos et six descabellos.

Deux heures et quart. Vu du balconcillo ombre : 57 €

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 19:59

 

 

 

Et, après tant de jours de météo désespérante, le soleil d’abord voilé puis brillant qui présida à l’après-midi tenait du miracle. La longue file d’attente aux guichets témoignait que la plupart des spectateurs avaient pris la décision de venir le jour même.

 

Sur les gradins, beaucoup de ciment visible, le public présent était très bien disposé avec les toreros et supporta avec stoïcisme les 2.30 H de spectacle qui m’en parurent le double.

 

Si le lot de novillos, nés entre janvier et avril 2009, présentait des armures larges et fines dans l’ensemble, les quatre premiers présentaient un gabarit bien modeste, les deux derniers relevaient le niveau de présentation, le cinquième étant vraiment superbe d’allure.

 

Au moral, rien de notable, premier compliqué et défensif, deuxième noble et fade ; troisième faible et vite arrêté ; quatrième sans caste avec de la brutalité ; cinquième, d’une noblesse confondante gâchée par une grande faiblesse ; sixième : faible et sans moteur.

 

Au cheval, le tableau reste très terne, la bravoure limitée associée au manque de force et aux capacités des piqueros rendit ce tiers bien pénible.

Bref, beaucoup de sujet d’inquiétudes pour les héritiers de Christophe YONNET…

 

Venons-en aux novilleros et d’abord à Mathieu GUILLON. Bien sûr qu’il est gênant de critiquer un garçon obligé de se débrouiller seul avec toutes les difficultés liées à cette situation. Avec de plus une cuadrilla qui ne l’aida pas beaucoup cet après-midi là. On ajoutera qu’il eut en charge les deux novillos les plus désagréables. Doit-on, pour autant, ne pas écrire qu’il rompit quasiment toujours à la cape, qu’il planta quatre paires de banderilles en dehors du berceau (plus deux violins) et qu’il ne s’accrocha guère devant le quatrième qui chargeait de manière intermittente et brutale ? Notons quand même qu’il fut plus rapide à l’épée que ses compagnons de cartel. Ce qui est peu pour Mathieu qui, rappelons-le prend son alternative dans deux mois et demi.

 

Manuel DIAS GOMES, venu en remplacement, reçut deux novillos très nobles et très faibles. D’où deux faenas longues, très longues car ses adversaires nécessitaient de multiples cites (bruyants) pour s’élancer dans la muleta (et …s’écraser en sortie de passe pour le cinquième). Le novillero portugais possède un gestuelle plutôt élégante mais sans personnalité particulière et, le plus souvent, tira des lignes plutôt que de toréer dans les règles. Avec l’épée, un festival : sept pinchazos et une entière en avant pour en finir avec le deuxième ; deux pinchazos et un bajonazo au cinquième. Pénible, très pénible. Et pourtant, il s’autorisa un salut au tiers dans l’indifférence générale !

 

Fabio CASTANEDA n’a rien fait de marquant à la cape, banderilla en sautant à la manière du Fandi, força les attitudes, toréant avec le pico, muleta accrochée, allant jusqu’à des desplantes bien malvenus face à deux novillos sans race et vite éteints. Il eut le culot de lever un bras triomphant après une entière à mi longueur du troisième novillo, suivi de quatre descabellos. Au dernier, le final est pire : un horrible mete y saca, un pinchazo, un tiers d’épée verticale posée en travers et quatre descabellos.

 

 

Deux heures trente d’UV pour 20 €.’

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 19:29

 

Compte-rendu de la corrida d’Aire-sur-Adour du 23 octobre 2011

 

 

 

 

Le temps était pourtant beau, la température douce. Les palombes ne constituent pas une féroce concurrence. Et pourtant, en regardant bien, en rassemblant mentalement les spectateurs éparpillés, je n’évalue l’assistance qu’à un tiers d’arène.

 

A l’heure où l’on évoque la « véritable » aficion, force est de constater qu’une affiche plutôt « torista » ne déplace pas, hors feria, les foules. Constat dont on se doutait bien un peu mais qu’il n’est guère réjouissant de vérifier.

 

D’ordinaire, on siffle le palco lorsqu’il oublie l’heure. Là, Matias Gonzalez, le Président de Vista Alegre, malgré cinq minutes de retard est applaudi au moment de sortir le mouchoir.

 

A l’issue du paseo, une minute de silence pour Antoñete (annoncée mais inaudible) est respectée.

 

Le premier YONNET, respectable negro bragado aux armures relevées, donne des signes de faiblesse des pattes dès son passage dans la cape. Faiblesse confirmée après la vilaine pique en arrière au cours de laquelle le toro cherche à contourner le cheval par l’avant. Le cheval semble être aussi mobile qu’un bloc de marbre lors de la seconde rencontre de pure forme. Javier CASTAÑO brinde aux mânes du maestro disparu. Rien de notable à droite, le toro serrant en fin de passe. Plus de noblesse à gauche, mais sans pouvoir enchaîner les naturelles, ce qui limite l’intérêt de la faena. Lors d’une naturelle en toute fin de faena, le torero reçoit un puntazo surprise à la cuisse gauche. Une entière contraire habile et suffisante permet une vuelta au matador.

 

Il ne me semble pas avoir revu Manuel ESCRIBANO depuis sa carrière de novillero. J’avais le souvenir diffus d’un torero avec de l’abattage mais sans personnalité particulière. Il reçoit le deuxième, semblable au précédent mais avec un berceau plus large. Bonne charge et toreo de cape fort correct. Encore une pique légère et très en arrière. Quite assez exposé du matador car son adversaire se retourne très vivement. Seconde rencontre au cheval se limitant à l’impact contre ce dernier. Picador applaudi ?! Partage des palos et de la médiocrité dans le tiers avec Medhi. A l’exception d’un quiebro très, très serré, entre toro et barrière, d’ESCRIBANO !

 

Brindis au public et début par cambiadas. L’animal affiche caste et mobilité dans la muleta. Le toreo standardisé d’ESCRIBANO ne m’a pas paru à la hauteur de son adversaire. Conclusion laborieuse (Deux pinchazos, une demi-épée et deux descabellos) pour un salut au tiers. Applaudissements nourris à l’arrastre.

 

 

Le YONNET suivant, noir aux armures étroites et relevées à moins d’allure. Au capote, Medhi SAVALLI se montre dominateur. Deux piques peu appuyées et peu poussées. Nouveau partage des banderilles : première pose à cornes nettement passées et violin facile en troisième pour l’arlésien. ESCRIBANO trouve le moyen lors de sa pose de n’en planter qu’une tout en en enlevant une de celle posée par son compañero !

 

Brindis à un jeune becerriste du callejon et début d’une faena à ne pas montrer dans les écoles de tauromachie. En permanence décentré et profilé, tirant des lignes sans jamais vraiment toréer, Medhi se montre à la dérive sans que le toro, sans beaucoup de caste mais clair à gauche, qui défile tête haute à droite, ne paraisse présenter de difficultés majeures. Mise en place très longue pour finir par un pinchazo à la sauvette, une entière contraire en avant et deux descabellos. Silence résigné.

 

 

Retour de CASTAÑO qui accueille un tio massif armé en rapport. Le toro freine et ne passe pas dans la cape. Le matador le maîtrise en vieux routier. Trois rencontres à la pique pour une intéressante démonstration de cites vocaux et gestuels de la part du piquero. Malgré des poussées sans entrain et une application très mesurée du châtiment, le YONNET en sort bien diminué en mobilité. D’où une faena soporifique à droite où le toro ne passe que rarement avec une charge anémique et pas une passe à gauche, des hachazos inquiétants ayant dissuadé CASTAÑO de tenter sa malchance sur ce coté.

 

Final encore habile : entière pasada et un descabello pour une nouvelle vuelta.

 

 

Le cinquième YONNET est applaudi lors de sa sortie pour son superbe trapio. Il freine et cornée nerveusement dans la cape d’ESCRIBANO. Il confirme sa mansedumbre avec une première pique prise avec plus de violence que de bravoure, un second bref contact se dirigeant seul vers le réserve et enfin une troisième rencontre, pique relevée dès le contact.

 

Deux paires de palos encore très médiocres avant un curieux combiné « Violin-quiebro »pour finir.

 

Faena réduite aux aguets pour le toro qui envoie des coups de tête. Obstination méritoire et ennuyeuse de la part d’ESCRIBANO qui en termine enfin avec une demie-épée trasera.

 

Vuelta un tantinet forcée.

 

 

Le sixième, aux armures inquiétantes, porte une devise de couleur différente des précédents. Charge agressive à la cape provoquant un désarmé de SAVALLI.

 

Première pique prise avec de la codicia allant de la tête à la queue du cheval. Deuxième poussée par à-coups. Le picador maladroit abandonne son arme sur le dos du YONNET avec le succès populaire qu’on imagine…

 

Medhi se montre à nouveau peu brillant aux palos et brinde au public. Passée l’illusion de doblones corrects, la prestation de Medhi se gâte rapidement. Deux séries à droite profilées, buste « cassé » tranchent avec la charge encastée du très intéressant YONNET. Le torero prend la muleta à droite, se voit débordé et désarmé. Un spectateur l’interpelle pour lui faire part de la qualité de sa prestation.

 

La vérité blesse SAVALLI qui foudroie du regard l’auteur de la réflexion, y ajoute des propos peu amènes et donne une série plus rageuse qu’autre chose. Passé ce (petit) éclair, Medhi retombe, faute de pouvoir toréer, dans sa distribution de passes ne démontrant que son absence criante de poder.

 

Conclusion en rapport avec ce qui précède : deux pinchazos, un tiers d’épée ressortant de suite, deux-tiers d’épée en avant, trois descabellos. Où va ce torero ?

 

 

 

 

 

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 19:29

Beau temps. Température agréable. Un gros tiers d'arène.

 

6 toros de YONNET, allant du bien au très bien présentés. Divers au moral, les meilleurs étant les deuxième et sixième.

 

Javier CASTAÑO (Vuelta et Vuelta) appliqué et efficace à l'épée ; Manuel ESCRIBANO (Salut et Vuelta) Enthousiaste et limité. Medhi SAVALLI  (Silence et Silence) toujours sans recours.

 

 

 

Demain retour en détail sur cette après-midi...

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 19:26

 

 

« Bleu, bleu, bleu le ciel de Provence, blanc, blanc, blanc le goëland » (Extrait d’une vieille chanson interprétée par Marcel Amont)

 

 

 

Vous trouverez dans le récit de cette novillada l’épisode grand-guignolesque des mouchoirs qui m’a donné l’idée de ce titre.

 

Mais avant, notons en préambule trois sujets de satisfaction.

 

Le premier bien sûr la présentation et le comportement des BALTASAR IBAN. Des novillos mobiles (hormis le troisième et le sixième qui se montrèrent très réservés, voire arrêtés après le tercio de pique. Braves au cheval et avec de la caste d’un bout à l’autre du combat plus ou moins mâtinée de genio.

 

Le deuxième venant de deux novilleros qui tranchent avec le défilé de clones transparents qui sévissent généralement. Deux toreros alliant technique et élégance et de plus sachant estoquer, cette dernière caractéristique devenant très rare de nos jours.

 

La troisième raison de se réjouir provient d’une assistance non négligeable pour une novillada de fin de saison, et constituée d’un public concentré de bout en bout sur le spectacle.

 

Merci donc à Saint-Perdon de leur choix pour cette novillada. J’espère que la commission taurine montoise était là…

 

 

_______________________

 

 

 

 

La zone ombragée du Plumaçon était plus occupée que l’autre. Occupée dans une pagaille qui resta joyeuse car de nombreux spectateurs, las de chercher leurs places sans les trouver, passèrent la rambarde des balconcillos pour s’installer dans la moitié supérieure théoriquement fermée.

 

A 17.35 H, la banda « Al Violin »  parfois incertaine, toujours sympathique, accompagne le paseo.

 

 

« Ruiseñor » un castaño bien fait, armé large déboule dans la cape de Mathieu GUILLON qui effectue des parones de bon gout. Le novillo part au pas sur le cheval et se laisse piquer en poussant sans conviction. Sortie en fléchissant des pattes avant. Lors du quite, il gêne le torero en se défendant de la tête.

 

Le montois prend les banderilles, se fait prendre de vitesse et reçoit un léger coup de plat de corne sur la jambe gauche lors de la première pose. La seconde paire, à tête largement passée, est sans risque. Violin facile pour terminer.

 

Début profilé et un désarmé. Les premières séries à droite sont marginales. Le novillo montre d’abord de la noblesse puis se défend de la tête. A gauche, la muleta est souvent accrochée. Repris à droite, Mathieu doit se replacer entre les passes. Cite avec muleta désormais « retrasada », position très marginale, la faena part en quenouille.

 

Une entière tombée d’effet rapide ranime une partie (minoritaire) du public. Le président ne se pose pas la question : oreille. Le novillo dont une partie des défauts semblait liée à sa faiblesse, est applaudi.

 

 

« Sandonguero », castaño oscuro  sort avec vivacité. Sur le recorte  que constitue la second véronique de Sergio FLORES, il s’affale, semble accuser le coup et se calme.

 

Il prend avec style une pique bien donnée. Le châtiment est sérieux mais bref. Le novillo ayant chuté après cette pique, on sonne la fin du tiers. Quite élégant du mexicain.

 

Le tiers des banderilles (dont le novillo, comme les cinq autres, se plaint en se secouant beaucoup) est réduit à deux paires, du fait de la charge fort désordonnée.

 

Début très alluré par statuaires puis début à droite par passes longues dont l’effet est un peu terni par la charge ahanante du novillo. La deuxième série est plus rythmée. Puis viendront deux séries à gauche millimétrées en hauteur, parfaitement accordées à une charge parfois irrégulière. Deux naturelles longues seront superbes !

 

Il prend l’épée et se fait accrocher, sans mal, le mollet droit lors d’un pinchazo. Suit une entière contraire légèrement en avant, d’effet rapide.

 

La pétition est forte cette fois et le palco donne une puis, la clameur montant, deux oreilles. Au vu de la valeur de la précédente, c’est on ne peut plus logique.

 

Le novillo qui a surmonté sa relative faiblesse par la caste, est applaudi.

 

 

« Tomillero », comme tous ceux qui vont suivre, a presque quatre ans (né en octobre 2007) Il est noir et paraît plus haut que les deux précédents.

 

Fernando ADRIAN commence fort avec quatre faroles donnés à genoux. J’insiste : des faroles . Et non la vulgaire larga afarolada genre « padillesque » que l’on a l’habitude de voir. Là, cela passe plus près à chaque fois et la quatrième est bien serrée !

 

Le Baltasar s’élance vivement et pousse fort contre le cheval.

 

 

Quite par véroniques du novillero en chargeant la suerte. Aux banderilles le novillo répond bien à la première sollicitation puis se réserve aux suivantes.

 

Cette réserve va se confirmer ensuite. Le novillo raccourcit sa charge, devient tardo, défile au pas puis après trois séries, se fige. On a tout le loisir, pendant un pénible numéro de porfia, la cuisse du novillero contre le mufle du novillo, de profiter du solo de trompette car le président avait jugé utile d’envoyer la musique.

 

Un pinchazo hondo précède une bonne entière qui fait rapidement son œuvre. Le Baltasar, luttant de manière spectaculaire avant de s’écrouler, donne un coup de pouce au novillero. 30 à 40% de mouchoirs…Oreille.

 

 

Noir, imposant, légèrement brocho, « Santanero » fait impression dès qu’il sort. D’autant plus que l’attention est toute à la sortie du toril, Mathieu GUILLON s’étant agenouillé pour une porta gayola. A l’arrivée du train noir, il est contraint de se jeter de coté pour éviter une cogida. Après, c’est très confus et cela se termine par un désarmé.

 

La première pique est prise avec force et fixité. Lors de la seconde, le novillo part de loin et repousse avec vigueur. Applaudissements nourris à Marc Raynaud, qui, par son travail, a mis en valeur la bravoure du novillo.

 

Quite élégant de Sergio Flores. Mathieu reprend les banderilles pour deux paires très médiocres avant un sesgo por dentro  plus sincère. Brindis au public.

 

La belle et bonne charge de loin permet une série à droite qui fait vibrer le public. La seconde me paraît étouffer un peu le novillo. On passe à gauche où le montois, décentré, ne profite plus des qualités du novillo. Mathieu perd le fil, la faena s’étiole. Trois redondos inversés ne parviennent pas à dissiper l’idée que l’on est passé à coté du vrai potentiel du novillo.

 

Enjolivement final par aidées. Trois pinchazos et une entière qui suffit. Et voici la partie tragi-comique de la novillada.

 

Il doit s’agiter entre cinq et dix mouchoirs, ceux des stakhanovistes de la pétition. Mais une autre forme de manifestation monte d’une bonne partie du public qui réclame la vuelta pour le Baltasar. Il n’y a pas un mouchoir de plus qui s’agite mais en revanche, la rumeur bruyante pour obtenir la récompense pour le novillo augmente.

 

Et là, le gag ! On voit le Président sortir, d’un geste excédé, mouchoirs blanc puis bleu ! Stupeur, puis clameurs d’incompréhension sifflets ; confusion…Hommage à la dépouille du Baltasar. Bronca lorsque Mathieu Guillon reçoit l’oreille qu’il rapporte aussitôt au callejon où il rentre sans bien sûr entamer une vuelta. Nouvelle bronca au Président pour sa bourde majuscule.

 

 

La sortie de « Provechoso », joli castano, ramène le calme. Sergio FLORES doit se contenter de canaliser le novillo qui ne met pas la tête dans le capote, se contentant d’envoyer des coups de corne secs.

 

Il prend une pique spectaculaire soulevant l’avant du cheval puis reste collé au peto finissant par provoquer l’effondrement de l’ensemble. Aux banderilles, la cuadrilla est mise en difficulté par le gaz du Baltasar.

 

Joli geste de Sergio Flores qui brinde à Mathieu Guillon. Le début de faena s’avère bien compliqué car le novillo très violent et à la tête très agitée rend les séries heurtées. Le public suit les efforts du torero avec intérêt et en silence. Le Président, jamais en reste d’une initiative incongrue, envoie la musique ! Les deux dernières séries verront Sergio FLORES s’imposer au novillo, démontrant des qualités techniques déjà affirmées.

 

Une entière bien portée et bien placée. Mort en brave du novillo. Oreille bien gagnée. Vuelta fêtée et animée par l’inénarrable banda qui honore Flores du célèbre « Mexico » au cours duquel les trompettistes se battront jusqu’au bout pour triompher finalement des canards, sous l’ovation générale!

 

 

Voici « Rabioso » autre castaño très présentable en trapio et armures. Bon remate de Fernando ADRIAN puis deux piques où le novillo démontre force et bravoure.

 

Dès le quite, on perçoit un changement dans le comportement du novillo qui réfléchit avant de charger puis se retourne vite. Une chicuelina hyper-serrée provoque des murmures sur les tendidos.

 

ADRIAN prend les banderilles. Méritoire mais malvenu car le Baltasar ne répond quasiment pas aux cites.

 

Le torero brinde malgré tout. Derrotes en fin de passes, course réduite s’arrêtant avant la fin des naturelles, la première partie de la faena est bien compliquée. Après c’est pire, il s’arrête et se défend sur place. Il faut en finir, ce que fait encore bien le novillero. Un pinchazo puis une entière décidée et très efficace. Oreille.

 

On n’a pas utilisé une seule fois le descabello durant cette course !

 

 

 

 

Mathieu GUILLON quitte à pied les arènes, refusant intelligemment les porteurs. Le public adresse une ovation à la ganadera qui se trouvait dans les tendidos. Celle-ci renvoie d’un geste les bravos vers le mayoral qui sort et quittera la plaza en triomphe en compagnie des deux triomphateurs que l’on a, de même que les BALTASAR, hâte de revoir.

 

 

 

 

Vu du rang 5 du tendido ombre, 24 €.

 

 

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 20:52

27 Août 2011. Novillada Saint-Perdonnaise .

 

 

Arènes du Plumaçon remplies d’un bon tiers d’un public attentif. Temps ensoleillé puis voilé. Température idéale.

 

Beau et bon lot de BALTASAR IBAN (Vuelta posthume pour le quatrième novillo et salut du mayoral qui sort à hombros en compagnie des deux triomphateurs.)

 

Mathieu GUILLON (Oreille et Oreille-gag) Plus volontaire mais toujours sans solutions ; Sergio FLORES (Deux oreilles et Oreille) : Excellente impression laissée par ce garçon prometteur : Fernando ADRIAN : (Oreille et Oreille) : mal servi mais décidé et intéressant.

 

Prix de la meilleure pique attribuée à Marc Raynaud (4ème novillo) et de la meilleure lidia à la cuadrilla de Fernando Adrian (6ème novillo).

 

Seule fausse note : La Présidence, totalement à coté de ses mouchoirs !

 

 

 

 

Détail de cette excellente après-midi demain soir…

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