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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 18:56

 

 

 

De retour de Madrid, voilà comment je résumerai de manière lapidaire ces deux journées où, miraculeusement, il a plu avant et après les corridas, jamais pendant.

 

Vendredi : mauvaise prestation du lot d’ADOLFO MARTIN, faiblard, mansote et sans race, hormis le sixième qui permit de sauver la soirée de la médiocrité. EL FUNDI fit ce qu’il put de deux toros très désagréables. La faenita face au quatrième n’aurait amené qu’un salut timide mais le matador se jeta pour un estoconazo se jouant la vie et manquant la perdre. L’émotion suscitée fit tomber l’oreille. Diego URDIALES fit surtout preuve d’aguante car pour le reste, il s’enlisa sans toutefois sombrer dans le marais de la faible caste de son lot. Restait TALAVANTE que La Ventas attendait, et dut attendre jusqu’au dernier toro. Mais cela valait la peine d’attendre une faena pleine de temple et de rythme devant le seul toro possédant de la classe. La conclusion médiocre n’autorisa qu’un salut, au centre, vibrant mais l’examen s’avère réussi pour le torero qui s’est montré à la hauteur.

 

 

Samedi : là-aussi, les VICTORINO ont déçu une année de plus l’aficion madrilène. Heureusement pour le ganadero, LE CID a atténué cette mauvaise impression par deux faenas, surtout celle face au sixième où il fit une nouvelle démonstration de ses capacités à bien toréer, avec technique, sincérité, engagement et élégance. Qualités que la caste piquante du dernier toro rehaussa. Encore une ou deux oreilles perdues en route par la faute d’estocades incertaines, mais on finit par s’y habituer. Las Ventas reconnaissante lui donna une oreille pour le remercier de tout ce qu’il avait offert à cette San Isidro. Dure leçon pour les deux compañeros égarés là qui ont du regretter d’être au cartel. LOPEZ-CHAVES erra comme une âme en peine, incapable de comprendre et de maîtriser ses toros. Quant à FERRERA, c’est encore plus dur. Qu’il torée décentré, avec le pico, en permanence obligé de faire quatre ou cinq pas pour se replacer entre deux passes, rien d’étonnant, on est habitué. Mais que ses deux prestations, plus agitées qu’autre chose, aux banderilles, soit bien moins applaudies qu’une paire magistrale du BONI, excellent péon de la cuadrilla du CID, qui dut saluer sous l’ovation, voilà qui devrait le faire réfléchir…

 

 

 

Le récit détaillé de tout cela prochainement sur votre écran.
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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 17:04

...je vais peut-être réparer cela à Madrid !

Départ pour "Las Ventas" demain matin, au programme les corridas d' ADOLFO et VICTORINO MARTIN.

Vue  la triste San Isidro jusqu'à ce jour, j'espère que, statistiquement, mes chances d'assister à de grandes après-midi augmentent .Veremos ...

De toutes manières, bien ou mal, je vous raconterai...

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 20:22

 

 

 

A cette époque, le ciel était déjà bien gris, on subissait le sirimiri, ce petit crachin si caractéristique de la capitale de Biscaye, l’ambiance était plus lourde dans les rues, et la tension nationaliste sous jacente se ressentait physiquement. Le vieux rafiot « Le Consulado de Bilbao » rouillait sereinement, amarré sur le Nervion devant la Mairie, ne se doutant pas que, quelques années plus tard, le raz-de-marée déferlant des collines avoisinantes l’emporterait. La silhouette brillante du musée de Guggenheim et les beaux quartiers autour n’avaient pas encore rajeuni la cité et le silence du tramway actuel était alors peuplé des crissements des freins des trains de banlieue

 

Vista Alegre, au fronton déjà bien sale, n’était jamais bien remplie, et, ce 14 août, nous étions à l’aise sur les tendidos sol y sombra. Il faut dire que le cartel ne brillait guère. Les Marqués de Villagodio n’étaient connus que des aficionados et encore fallait-il avoir de la mémoire pour se souvenir de leurs apparitions plutôt rares. Quant aux hommes : Manolo Cortes, El Puno et Frascuelo, on se doutait bien qu’il n’avaient pas ruiné l’empresa.

 

On entrait donc sans grande illusion et on sortit, du moins pour ma part, avec dans la tête une de ces cinq ou six après-midi qui restent dans l’esprit quand vous avez tout oublié.

 

Sortit des chiqueros une corrida de six cinqueños hauts, fins de type, six monstres aux armures d’une largeur et d’un aïgu à donner des cauchemars. Six concentrés de force brute décidés d’en découdre avec codicia et genio face à tout ce qui se présentait.

 

Manolo Cortes, déjà vieux routier, et le Puno qu’on qualifiait alors de « torero sans nerf », ce qui lui servit en cette soirée d’épouvante, firent ce qu’ils pouvaient, c’est à dire tenter de sortir indemne. Ils y parvinrent et personne ne leur en voulut de ne pas faire plus.

 

Il restait un troisième matador, Frascuelo. Sa quatrième temporada avait été plutôt bonne et ce rendez-vous bilbaïno était pour lui l’occasion de confirmer ce bon moment dans une grande Feria.

Quand il se mit à genoux, à l’intérieur du cercle des piques, en face de la porte de l’infirmerie, pour défier la charge impétueuse du troisième Villagodio, l’arène retint son souffle. Le toro passa, à une vitesse terrifiante dans le farol. Nous étions tous soulagés de l’issue heureuse de ce quitte ou double quand nous vîmes, incrédules, le torero citer toujours à genoux, le toro recharger et passer encore plus près. Certains se cachaient à présent les yeux pour ne pas voir la troisième charge vers le torero impavide, défiant le sort et l’instinct de survie qui commandait de se relever. Cette fois-ci la masse noire passa si près que l’on entendit des cris d’effroi dans les gradins, les autres restant interdits, sidérés par ce qui se passait sous leurs yeux. Avec la conscience que l’on avait échappé à un drame, par miracle.

 

Un seul semblait ne pas, ou ne plus, en avoir conscience. Frascuelo. Etait-il hors du temps, hors du lieu, hors de lui-même pour rester à genoux et voir débouler sur lui pour la quatrième fois la force noire et furieuse du destin ? Le propre des miracles, c’est leur rareté. Et le miracle cessa au quatrième défi. Le Villagodio s’était rapproché lors des trois premiers passages. Là, d’un crochet sec de la corne gauche, il cueillit le torero, le souleva, l’emporta, le projeta et le rattrapa d’un coup de corne en l’air.

 

Retombé à terre, inerte, inconscient, le costume délabré Frascuelo gisait sur le sable. La surprise le disputait à l’émotion, l’effroi à la compassion, à la vision de ce torero qui venait d’aller bien au-delà de ce qui était imaginable et qui venait de le payer de son sang.

 

 

La corne avait pénétré dans le thorax. Cette très grave blessure l’empêcha de reprendre l’épée avant un an et brisa une grande partie des rêves du matador. Il reste dans l’estime des aficionados, avec un statut de torero classique, intègre et digne, ce qui est certes gratifiant mais ne permet guére de vivre de son art. Ce qui vous conduit, à soixante ans, par aficion et nécessité, à affronter des Cuadri à Las Ventas, se montrer à son avantage puis se faire trouer les cuisses parce que le toro de Madrid est lui dans la force de l’age et que le combat est, de ce fait, bien déséquilibré.

 

En apprenant cette blessure, le souvenir de ce 14 août m’est revenu, et avec lui, la conscience de la grandeur tragique du destin de certains toreros…

 

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 21:58

¨La chaîne andalouse avait bien choisi en programmant cette corrida de Victorino Martin  inaugurant la Feria de Cordoue. Intéressante du début à la fin, du fait d'un lot très encasté, les meilleurs (à mon avis) étant les deuxième et sixième. Le premier plus maniable, mais aucun niais.

Pepin LIRIA bien au premier, plus prudent au quatrième. J-L MORENO avec plus de sitio qu'on ne pouvait le penser, a fait preuve d'aguante et d'élégance. Quant à FERRERA , égal à lui-même : excité et racoleur, il nous prive, par sa vulgarité torera, du sixième toro qui méritait bien autre chose que ce brouillon de faena.

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 19:07

Un petit tiers de courageux ou d'optimistes impénitents occupait les gradins de la "Monumental des pins". La mine circonspecte des novilleros et les conciliabules nous ont vite fait comprendre que, au vu des flaques importantes en certains endroits, à l'aspect du ciel faisant perdre toute espérance, la novillada n'aurait pas lieu.

Pas de surprise à l'annonce de l'annulation sauf pour un quarteron d'ignares qui confondent la Fiesta Brava avec Holyday on ice.

Le lot de LA QUINTA a donc obtenu un sursis d'un mois, jusqu'au 29 juin...

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 21:30

Faute de grives....Et de San Isidro, je me suis rabattu sur "Andalucia", l'insupportable Sonia Gil et le toujours enthousiaste Ruiz Miguel pour assister à la seconde partie de la corrida de ZALDUENDO pour PONCE, le CID et le FANDI dans la (fort belle !) plaza de Grenade.

Passons sur le lot de ZALDUENDO, juste de présentation, très juste de forces, modeste d'armures, aussi peu que mal piqué, pour en venir au gag final. Le FANDI (régional de l'étape) hérite d'un sixième toro mobile et sans véritable difficulté. Faena comme de coutume chez lui : des passes, des passes sans élégance ni aucune profondeur, muleta souvent accrochée, effets clinquants, desplantes et regards vers le public. Une entière basse, capes providentielles pour des recortes faisant chuter le toro  puntilla ...

Pétition...deux mouchoirs ?! La pétition continue. Oh pas bien longtemps, quinze secondes...Troisième mouchoir : la queue !!!

Où va la Fiesta Brava à ces exces ridicules ? A entraîner la déconsidération de tous les trophées qui ne sont pas coupés à Madrid, Séville, Bilbao ou Barcelone. Tout cela est-il bien sérieux ?

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 20:42

 

 

Fiesta Campera de Montsoué

 

 

Grâce à « Victorino » qui y était, des infos : présentation équivalant à une « grosse » becerrada, Kévin (Aire-sur-Adour) remplacait Véronica Rodriguez, bien à la cape, bien aussi en début de faena qui alla hélas «a menos» (Salut). Kiké (Linxe) fait plus de passes qu’il ne torée (Salut). Clément (Le Bouscat ) mal servi, ne peut réaliser que quelques bonnes mais rares passes, laissant quand même une bonne impression (Salut ).

 

 

Anniversaire des 15 ans de la Peña Muy Bien à Hagetmau

 

 

Le 07.06.2008 : Apéritif et repas à La Rotonde (Assiette espagnole, Magret et légumes, Salade, fromage, dessert « Muy Bien » Café et vin ) 15 €. Réservation avant le 31.05.08 au 06.23.69.81.28.

 

A 17 H, Festival Taurin (Entrée gratuite) 3 novillos de Malabat pour El Santo, Mario Guirao Véronica Rodriguez. Participation de l’Ecole taurine d’Hagetmau.

 

20H Tertulia à la Peña. (Apéritif, tapas et animation musicale.)

 

 

                                                            Pour les distraits…

 

…qui n’auraient pas fait attention à l’info passée sur T.T il y a quelques jours, il existe un site où l’on peut voir ou revoir, en « pay for wiew » les corridas de la San Isidro.

Adresse :  http://feriastaurinas.plus.es/
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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 11:52

VIC 2008Juste un hommage et une remarque pour en terminer avec cette feria gersoise par certains cotés critiquable mais vers laquelle je reviens chaque année depuis des temps immémoriaux ou peu s’en faut.

 

Je n’ai pas parlé des deux superbes paires d’un banderillero de Rafaelillo face au cinquième Marge, ni de celles du Chano et de son compère moins connu face au toro suivant. Les trois saluèrent et ils le méritaient bien.

 

Je voudrais enfin dire mon étonnement devant une  forme de dérive médiatique, où certains chroniqueurs taurins déplorent les goûts du public et voudraient les voir encadrés, voire « éduqués » par la Présidence. Je fais allusion au compte-rendu de la corrida du lundi 12 rapportée dans le S-O du 13 mai. Extraits : « …Tout comme fut refusée une oreille à ce monument qu’est le Fundi (…) Alors même si le Palco se retranchera derrière le règlement, l’on pourra s’étonner d’un tel parti pris.(…) Un tantinet déboussolée, une partie du public bascula dans l’excès en réclamant une deuxième oreille pour Sergio Aguilar… »

Voilà renvoyées l’assistance et la présidence devant le même constat d’incompétence. Les premiers pour n’avoir pas suffisamment réclamé l’oreille pour le premier torero et d’avoir manifesté pour la seconde pour le deuxième. Le palco pour ne pas en avoir donné une au premier malgré une pétition minoritaire, et pour avoir laissé s’épancher la joie du public conquis par le deuxième.

 

Si le peuple vote mal, changeons le peuple…

 

 

 

 

P.S : Allez voir le site de Ludo, http://pinchosdelciego.blogspot.com il mérite d’être fréquenté comme les comptoirs des bars espagnols, ces endroits merveilleux où le temps s’arrête, où l’on peut parler de Bergamin et de la saveur des croquetas, de la splendeur de Tolède et de celle de la fille qui vient d’entrer, et faire, défaire et refaire le monde au fur et à mesure des cañas, bref un de ces lieux où la vie paraît bien plus digne d’être vécue qu’en beaucoup d’autres .

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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 15:10

  Vic 2008  

Dans l’étouffante novillada, il n’y avait pas matière à briller. Il fallait du recours et du courage pour sortir de ce guet-apens. Joao FERREIRA fit face à deux adversaires imbuvables qui ne lui permirent rien et qui n’ont pas permis non plus de savoir s’il est vraiment prêt, au bout d’une période de novillero bien plus longue que la moyenne, à affronter sereinement les LA QUINTA de sa future alternative. Notons à son crédit de bonnes paires de banderilles posées classiquement, au débit des conclusions très laborieuses à l’épée.

Le SANTO ? Il va prendre l’alternative dans moins d’un mois et sa prestation vicoise ne nous rassure pas dans cette perspective. Son lot, surtout le deuxième novillo, était le seul qui possédait du potentiel de charge à la muleta. Sans confiance ni volonté visible, le pontois est passé à coté de ces possibilités. Et comme il fut confus au banderilles et très approximatif à l’épée…

Marco LEAL a fait preuve de plus de maîtrise et d’engagement pour pas grand-chose, n’arrachant que quelques naturelles méritoires face au troisième et se trompant en brindant le dernier dont le comportement se délita très rapidement.

 

 

Le FUNDI, en coupant deux oreilles à la corrida de MARGE, sort triomphateur de la Feria. Moins de succès face aux ESCOLAR GIL mais, pour les quatre prestations, une impression de sérieux et d’efficacité technique établissant de manière définitive le cartel de ce torero, force tranquille des corridas toristas.

On a aussi apprécié la solide prestation de BOLIVAR qui mit en  valeur le toro de LA QUINTA et se montra solide face à la violence du SAN ROMAN. Voilà un torero idéal pour lidier une « concours ».

Sergio AGUILAR m’a surpris avec les deux toros d’ESCOLAR GIL importants mais exigeants. Il se ressaisit après avoir été débordé face au deuxième et réalisa une faena passionnante devant le cinquième, une de ces faenas qui laissent un souvenir parce qu’on ressent l’investissement du matador. J’ai déjà évoqué le parallèle que l’on pouvait faire avec José Tomas pour le caractère impavide de l’attente devant les charges. Je rajouterai l’élégance profonde d’une série de naturelles de trois-quarts face, le plus grand moment émotionnel de toute la feria.

VALVERDE fut bien, franchement bien. Il fallait qu’il le soit pour passer sur les cites aussi bruyants qu’agaçants face au MIURA. Il confirma sa technique élégante mais froide devant le VICTORINO, froideur qui empêche une partie du public d’apprécier à sa juste valeur la qualité de ses prestations.

Face à un bon toro de MARGE, RAFAELILLO a coupé une toute petite oreille dont on se demande encore ce qui a poussé le public vicois à la réclamer. Capeador médiocre, très rarement centré lors de la faena, une estocade sans véritable engagement et tombée, il n’y avait pas de quoi sortir les mouchoirs pour cette prestation inférieure à la valeur du toro.

Julien LESCARRET a coupé une oreille. On ne lui contestera surtout pas car il est allé la chercher au courage, par une estocade en toute loyauté. Ceci posé, remarquons la prestation en demi-teinte du torero à la technique peu autoritaire mise en échec par deux adversaires il est vrai, bien compliqués.

SERRANITO a souffert de la comparaison avec ses compagnons de cartel lors de la corrida-concours. Ses deux toros ne permettait pas de triomphe mais collaboraient. On vit surtout cette façon de toréer très courte et marginale, avec la muleta en retrait. A l’estocade, deux piètres exécutions.

Fernando CRUZ : déception pour moi qui apprécie ce torero. De bonnes séries à droite en début de faena puis il perd le fil et le toro avec. Devant le sixième, très désagréable, il baisse trop vite les bras. Les deux fois, il tue de manière bien en dessous de sa valeur.

 

Sanchez VARA se montra quelconque à la cape, franchement médiocre aux banderilles, fade et ennuyeux à la muleta, roublard à l’épée.

 

Javier CASTAÑO tenta de nous faire prendre une sœur de charité pour un toro, en vain, et joua l’infirmier lassant devant le dernier. Prestation transparente.

 

Terminons avec FERRERA sur qui j’ai déjà presque tout dit. J’ai lu depuis qu’il a connu le succès à La Ventas. Tant mieux pour lui. Et dommage pour le public vicois qu’il n’ait montré que l’autre coté de sa personnalité tauromachique, celle d’un torero peux scrupuleux recourant aux effets faciles…

 

 

Conclusion demain…
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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 22:31

 Vic 2008

ADELAÏDA RODRIGUEZ : Lourds au propre comme au figuré

 

 

 

Cet envoi, fort bien présenté, n’a généré qu’une corrida ennuyeuse, même s’ils ne portait pas toute la responsabilité de la faillite du spectacle. Néanmoins, on constate que ce fer a perdu l’essentiel de cette caste sauvage qui en faisait du bétail craint des toreros et attendus des aficionados.

 

 

-1er . Applaudi à sa sortie, charge puissante dans la cape. Une pique peu appuyée prise en bataillant, une seconde légère sans s’employer. Mobile aux banderilles. Court de charge, envoyant des coups de tête dans la faena. Un toro sans vraie bravoure et sans moteur.

 

-2ème : Correct à la cape. Première pique poussée fort, seconde en donnant des coups de tête. Mobile aux banderilles. Sans complication mais très fade à la muleta. Combat sans grand intérêt.

 

-3ème : Voyage long à la cape, mais avec une charge sans transmission. Une faiblesse de patte sensible. Première pique poussée fort, seconde (sur le réserve) en s’endormant contre le peto. Se montrera d’une mièvrerie de bonbon édulcoré dans la faena.

 

-4ème : S’échappe devant les cites à la cape. Première pique poussée en donnant des coups de tête. Seconde poussée. Coopératif aux banderilles. Plutôt réservé avec tête agitée dans la muleta. Pas dangereux mais désagréable.

 

-5ème : Court de charge à la cape. Prend une pique en fonçant sur le picador à peine entré dans le rond. Seconde légère et à l’improviste. Compliqué aux banderilles. Faible de pattes dans la faena. Charge à mi-hauteur. Un toro faiblard et manso.

 

-6ème : Serre à gauche dans la cape, meilleur à gauche. Ne prend que deux palos en trois passages…Très faible et assez fade à la muleta. Un toro ennuyeux.

 

 

=-=-=-=-=-=-=-=-=-

 

 

 

ESCOLAR GIL : Le retour !

 

 

Parcours inverse à la ganaderia précédente pour ces cousins des victorinos qui nous firent songer à l’époque où on courait les encierros du « sorcier » pour voir des toros qui présentaient ce piquant sauvage qui préservait les tardes de l’ennui. Et de fait, l’intérêt fut constant. La joie simple et rayonnante du mayoral appelé pour une vuelta rencontrait les mêmes visages ravis des aficionados.

 

1er, cardeño long et haut, charge avec alegria dans la cape. Première pique poussée avec les reins ; deuxième légère où il se tient en retrait. La corne gauche est éclatée à son extrémité. Troisième rencontre courte. Difficile à mettre en place pour les banderilles. Se laisse toréer à gauche sans malice.. Met en difficulté l’expérience du torero à gauche.

 

2ème : Une charge peu claire gêne beaucoup le torero à la cape. Première pique prise avec nervosité. La seconde, bien meilleure, poussant fort avec les reins. Met le désordre aux banderilles : trois banderilles, une par une. Charge menaçante et accrocheuse à droite, très exigeante à gauche. Un toro au goût sauvage.

 

3ème : Charge un peu courte à la cape. Première pique poussée avec les reins, deuxième avec moins de vaillance et sortant aisément du cheval. Troisième brève sans s’engager. Sans histoire aux palos.  Charge soutenue à droite, très défensive à gauche. Toro exigeant.

 

4ème : Batailleur à la cape avec charges courtes et sauts. Première pique fort poussée accompagnée de coups de tête. Deuxième pique moins engagée, troisième correcte.

Charge vive rehaussant l’effet du tercio de palos. Difficile à manier durant la faena du fait de corne accrocheuse à droite. A gauche, son genio décourage un deuxième essai. Toro très dur.

 

5ème : Le seul cardeño oscuro, très long et très haut. Peu clair à la cape, hésitant à charger. Une pique poussée latéralement au cheval, une seconde bien poussée. Médiocre aux banderilles. A la muleta, il livrera un combat passionnant, mêlant noblesse encastée et agressivité permanente. Un de ces toros qui demandent un grand engagement mais permettent de grands retours sur investissement.

 

6ème : Allure physique des victorinos compliqués et comportement en rapport. Charge brouillonne serrant à gauche. Une pique fort poussée, seconde en poussant par à coups. Rétif au tercio de banderilles. Comportement très défensif face à la muleta.

 

 

 

 

 

 

A suivre, bilan des toreros…
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